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For a better education
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I want you to read the books listed below, but I feel readers want to know what happened to Onversity (the hell we want - yeah, I got that ;)).
Onversity is not about giving knowledge for knowledge but to change how our world is shaped. Its roots are deeply political, it always has been that way. From 1999 to 2003, Onversity get some success and that success was a failure. It tooks me four years, from 2004 to 2008, to understand why and three more years, from 2008 to 2011, to find out how to get things right for Onversity. Now, the pending question is, will Onversity 3.0 (*) ever see the light? I truly have no idea. I’m working on it, though!
The books listed below will give you some insights about where Onversity is heading. It’s all about being rational, logical and avoiding logical fallacies, applying the scientific methodology in everyday life and being skeptical to pseudo scientific and religious ways of thinking the world. Most people don’t know how to thing and lack the basic education to face their ignorance. Worse, they are unable to envision and understand the consequences of their ignorance. When having an arguments, most people will use logical fallacies to make their point. Using logical fallacies is wrong. They lead you to wrong decisions, bad choices, incoherencies and the inabilities to acknowledge your errors/misjudgments (well, the good ones) and therefore to fix things and allow advancements.
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1) Believing bullshit by Stephen LAW
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2) Crimes against logic by Jamie Whyte
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3) Bad science by Ben Goldacre
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4) A rulebook for arguments by Anthony Weston
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5) Le livre noir de la psychanalyse (nouvelle édition)
And for those unwilling to wait their books:
- 1) An interview of Neil DeGrasse Tyson
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http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&hl=en&v=YXh9RQCvxmg&gl=US
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… If you think (scientific) education is expensive, try ignorance …
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… Science literacy is a vaccine …
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2) Science Saved My Soul
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http://www.youtube.com/user/philhellenes#p/a/u/0/r6w2M50_Xdk
(*) Onversity 2.0 should have seen the light end 2008.
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We can fix it!
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Un journaliste anglais de la BBC disait que ce qui distingue le plus les Américains des autres peuples occidentaux c'est qu'ils pensent qu’on peut trouver une solution à chaque problème. Je dirais qu’il estime que cette mentalité est la plus productive, la plus intelligente et elle amène à les tirer d’affaire plus souvent que d'autres formes de pensées au regard de la dureté de leur société. J'ai malheureusement perdu trace de cet article, qui paru vers le milieu de 2009. Par contre une journaliste de the Guardian a récemment publié un article qui fait écho à ce que je viens d'expliquer.
Barbara Ehrenreich titre son papier : Smile! You've got the cancer. Elle s'en prend à la pensée positive qui en gros vous demande de considérer un cancer comme un don de la vie, qui va vous permettre de voir les choses sous un angle différent. C'est très américain et c'est un dérivé direct de la mentalité "We can fix it!". Penser qu'on peut se battre contre le cancer est plus constructif que d'en avoir peur. Ce n'est pas faux, mais comme le soulève Barbara Ehrenreich, cela va si loin qu'on s'inscrit d'avantage dans une négation de la réalité que d'un simple état d'esprit combatif. C'est vrai, mais si les Américains poussent un peu trop loin cette méthodologie pour un Européen, elle n'en existe pas moins chez nous et chez tout être humain. Face à la dureté de la réalité, il est vital de pouvoir s'en échapper. Barbara Ehrenreich explique aussi que la pensée positive vous pousse à considérer que ce qui vous arrive est votre destin. Chez les Américains cela fait référence à un concept biblique où Dieu vous envoie un de défi pour éprouver votre foi.
Là où ça devient vraiment intéressant c'est lorsque Barbara Ehrenreich fait un lien entre la négation de la réalité qu'on vous suggère et le fait que cela peut servir directement ou indirectement à un groupe à se protéger des erreurs ou de l'exploitation qu'il a pu faire au détriment de la collectivité. Dans son cas, il s'agit du corps médical. Des médecins ont prescrit des hormones pour contrer d'éventuelles apparitions de décalcification osseuse, de démences, … Il a été démontré en 2002 que cette prescription augmentait par deux le risque du cancer du sein. Elle a eu cette prescription, elle a eu un cancer du sein, et c'est sa colère qui l'a amenée à comprendre le pourquoi ce qui lui est arrivé, et lui a plus été utile que la pensée positive qu'on a essayé de lui vendre.
Il y a ici deux concepts fondamentaux de psychologie individuelle et collective. Savoir dépasser les traumatismes subis, ce qu'on appelle la résilience et comprendre d’où l'on vient, connaitre son pays d'origine, l'histoire de sa famille, ... ce qui définit grandement notre identité intérieure.
Now you are asking to yourself, what the hell has this something to do with science? Actually quite a lot. La philosophie, l'art, la religion, la science peuvent être vus comme des mécanismes permettant de produire des concepts ayant pour fonction de permettre à l'être humain de comprendre son environnement. Ce que je viens de dire est plus qu'une simple vue de l'esprit. Il existe un nombre important de gens qui produisent des théories du complot et sont prêts à les défendre avec une vigueur peu commune. L'une des explications du foisonnement du nombres de ces théories est le besoin 'naturel' pour l'homme de trouver une explication a des faits. D'assorcier une théorie avec les éléments que ses sens et son cerveau enregistre.
La Science est actuellement le courant le plus prolifique. Des concepts comme l'indécidabilité (théorème de Gödel), la superposition des états (mécanique quantique, chat de Schrödinger), d'incertitude (Heisenberg), hiérarchie des infinies (Cantor, ensemble dénombrable), quasi-cristaux (périodicité irrégulière), dilemme du prisonnier (théorie des jeux), … Au cours de ces 150 dernières années, le nombre de concepts (souvent non intuitifs) produits par la science est considérable, la plupart peuvent être utilisés pour modéliser nos sociétés, nos interactions avec le monde, entre les êtres humains. Mais toutes ces avancées ne semblent pas intégrées à l'éducation et encore moins dans notre société au quotidien.
We can fix it. On peut résoudre les problèmes. Que vous soyez pro ou anti (science, religion,...), il ne fait plus de doute que plus nous serons convaincus qu'on peut résoudre les problèmes, plus notre résilience sera importante. Pour résoudre les problèmes, nous devons le plus possible augmenter le nombre et la qualité de nos outils, ici les concepts. La science est (actuellement) notre meilleur atout ici.
Il y a une contrepartie, il ne faut pas se voiler la face. La science implique une culture du risque. On peut diminuer les risques et faire en sorte que les risques majeurs soient sous contrôle (ex : centrale fission), on peut essayer d'empêcher les imbéciles d'utiliser les modèles mathématiques (ex : crise financière), mais dans une civilisation scientifique on ne peut pas se garantir de tout danger.
Plusieurs problèmes concrets apparaissent. Le risque lié au savoir scientifique n'est pas clairement énoncé, cela produit des situations inextricables. Des mouvements demandent l'arrêt des centrales nucléaires. Comme les cartes ne sont pas sur la table, on est dans un épais brouillard qui empêche de solutionner le conflit. Mais que veulent-ils ? Juste la disparition de ce risque (société scientifique avec minimisation des risques), de tous les risques technologiques (société non scientifique) ? Le problème est que, comme nous ne sommes pas seuls, il y a compétition entre les sociétés et cela tend à maximiser les risques.
Le problème ici c'est de faire un choix. Un choix que doivent faire toutes les sociétés européennes. La plupart des sociétés asiatiques et la société américaine ont fait le choix de la science. Faisons le nôtre.
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Does Science eat babies?
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Il existe un haut niveau de remise en cause des sciences au sein de la population mondiale. Mais avec les problèmes écologiques et de santé (exemples importants mais pas uniques) cette contestation s’est directement dirigée sur les scientifiques, les accusant par exemple de manque de probité et de déontologie. La plupart seraient soit frappés d’incompétence (qu’ils cacheraient ou serait cachée par leurs collègues par corporatisme), soit d’être vendus aux lobbies politico-industriels, soit d’être inhumains (peu sensibles aux problèmes du commun des mortels
Un exemple récent est celui des ondes électromagnétiques avec un cas particulier la France. Avant de sauter directement au rapport de l’Affset, je souhaite rappeler que, lors du ‘Grenelle des ondes’, les plus importants mouvements étaient représentés sauf les scientifiques. On peut aisément ajouter que la plupart des associations qui se sont créées sur le sujet ont une approche à charge du problème et donc favorisent tout ce qui abonde dans leur sens. On n'oubliera pas la démonstration efficace des médias eux-mêmes à être dans l’incapacité de rendre compte des sujets scientifiques de manière scientifique (sur un sujet scientifique, jouer la carte de l’émotion, du parti pris pour flatter son lectorat ou la simplification des propos pour satisfaire le format d’un article ou émission n’est pas compatible). Au milieu de tout cela il y a des gens qui se débattent avec leurs problèmes. Qui va leur dire que l’Affset a écrit dans son rapport :
Personne ne peut contester aujourd’hui la réalité du vécu des personnes qui attribuent leurs symptômes à l’exposition aux radiofréquences. Mais, aucune preuve scientifique d’une relation de causalité entre l’exposition aux radiofréquences et l’hypersensibilité électromagnétique n’a pu être apportée jusqu’à présent…Parallèlement, un faisceau d’indices concordants a été recueilli, suggérant fortement que des facteurs neuropsychiques individuels interviendraient, au moins en partie, dans le développement de l’hypersensibilité électromagnétique.
Le rapport de l’Affset est une synthèse d’études internationales sur les sujets qui concernent les ondes électromagnétiques et la santé. Quand Le Figaro titre ’Antennes-relais, portables : le rapport qui rassure’, ils ont en partie raison puisqu'aucune étude ayant un protocole sérieux de test ne confirme l’existence d’un risque pour les antennes relais. Lorsque le Nouvel Observateur titre ‘Les experts demandent une réduction de l'exposition aux ondes’, ils ont aussi en partie raison puisque des études sur les cellulaires montrant une dangerosité ont été validées par l’Afffset. Il y a beaucoup à dire sur ce rapport, mais je n’en ai pas la place, je me limiterais à deux remarques. La première est que seulement 11% des études montrant une dangerosité (pour cellulaires) ont un protocole solide contre 69% pour celles n’en montrant pas. On pourrait épiloguer sur l’intégrité de ceux qui défendent la thèse d’un danger, mais en fait d’un point de vue épistémologique, il est connu que les chercheurs peuvent assez facilement se laisser tenter à ‘courber’ leur protocole pour que les expériences soient en accord avec leurs convictions. Plus vous allez à contre-sens de l’opinion de la communauté scientifique, plus vous êtes inconsciemment tenté à le faire. Le second point est qu’il existe un véritable problème de protocole pour déterminer si oui ou non il y a danger. C’est exactement ce point qui a fait capoter la plus grande étude sur le sujet à savoir ‘Interphone’. Cette étude de 13 pays sur plusieurs années s’est terminée par des empoignades entre scientifiques sur la question des protocoles et les interprétation des statistiques des données recueillis.
Au final ce qui est problématique c’est une opposition aux scientifiques quasi systématisée avec une méthodologie d’argumentation dont le minimum de rigueur est absent alors qu’on exige l’inverse pour les scientifiques. A cela s’ajoute la non volonté de régler le problème. Si les scientifiques sont des ‘vendus’ aux groupes politico-industriels, qu’on les pende une fois pour toute ou alors on cherche à voir comment leur donner un statut qui assure leur intégrité. L’option de s’enfermer dans une contestation permanente n’a pas de sens sauf celui de cultiver un déséquilibre au sein de nos sociétés. Je pense là aux luttes de pouvoir politique. On a un exemple aux USA où les groupes religieux contestent de manière systématique la domination de la pensée scientifique et sa production (choix qu’ont fait toutes les grandes civilisations humaines depuis 6000 ans). En Europe il s’agit plutôt de mouvances de type anarchiste-écologiste de stricte obédience. A bas la hiérarchie pour les uns, à bas, la technologie pour les autres pour un retour aux vraies valeurs naturelles. Et je repense à ces gens avec leur trois enfants malades car électro-sensibles (sic) pris en sandwich dans une guerre idéologique dont ils ne se doutent vraisemblablement pas.
Et il y a évidemment le problème des scientifiques eux-mêmes. Faisons un petit détour. J’ai lu il y a quelques mois dans un journal américain que des scientifiques avaient été invités au ‘Creation museum’ à Petersburg dans le Kentucky aux USA (musée retraçant la création du monde selon une lecture stricte de la bible). Ils en sont ressortis hallucinés, catastrophés et pour certains terrifiés. Les croyances d’une partie importante de la population font peur et il faut du courage pour les affronter. En même temps il ne peut s’agir d’acte isolé de scientifiques qui, de leur propre initiative, combattent ces tendances à l’obscurantisme. Il faudrait qu’une partie de leur temps soit officiellement destiné à faire des conférences publiques pour rencontrer leurs concitoyens afin d’expliquer le fonctionnement de la science (pas donner en pâture au grand public une pitoyable expérience de chimie sur la croissance des cristaux). A cause du ‘Publish or perish’ Il faudrait aussi qu’une tournée de conférences grand public ait la même valeur qu’un papier publié dans Nature. La science n’est pas un substitut aux religions, mais si on ne ramène pas certaines brebis égarées vers la science, les problèmes de défiance ont une potentialité à s’aggraver.
Sources et liens utiles :
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Pour les lecteurs francophones
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Comme vous avez pu le constater ces derniers temps les titres des textes sont écrits en anglais et la dernière actualité est en langue anglaise. Cela mérite une explication.
Depuis 1 an, j'ai fait le constat que les bases de la culture intellectuelle française ne m'offrent plus les éléments suffisants pour évoluer. J'ai fait le choix de la culture américaine. J'ai commencé à traduire et apprendre des films et feuilletons américains, à lire des livres sur la structure politique des USA, sa culture. Je peux citer des faits triviaux. Je préfère le LATimes au NYTimes que je lis quotidiennement dans la mesure du possible. J'ai supprimé mes liens vers les journaux français. Je vais prendre mon abonnement à l'American Scientific au lieu de La Recherche. A force, dans les conversations, ce sont des expressions américaines qui me viennent à l'esprit. Mais l’essentiel est bien dans une captation d'idées nouvelles pour moi qui me restimulent intellectuellement.
Exemple. Pour un Français le tourisme c'est ok, puisque première destination mondiale. Pour un Californien qui apprend que la première industrie de son état est devenue le tourisme, il s'inquiète. Cela signifie pour lui que les centres d'affaires (au sens large, Hollywood inclus) sont en baisse. Or ce sont des emplois très qualifiés et le plus souvent très bien payés. Pour lui la Californie s'appauvrie et périclite doucement.
Les USA sont politiquement marqués par le bipartisme. Un des points noirs est la faible mobilisation électorale que cela provoque (c'est une explication importante, mais pas la seule bien sûr). Plus ce taux est bas, plus on peut s'interroger sur le sens du mot démocratie. Par contre cela oblige les électeurs à choisir dès le début de la campagne entre l'un des deux candidats. A l'arrivée c'est une très grande partie des électeurs qui est derrière. Il y a là un concept d'unité de la nation que nous n'avons pas. Qui n'a pas entendu dire que tel ou tel président avait en fait été élu par 20% des Français ? Trop souvent.
Du point de vue du langage strict, il y a des choses remarquables, je pourrais en citer une douzaine, mais la dernière que j'ai apprise suffira. Elle est par ailleurs appropriée au sujet.
"A rose by any other name would smell as sweet" - W. Shakespeare - Romeo and Juliet
Cette phrase est régulièrement utilisée dans des contextes similaires à l'expression "l'habit ne fait pas le moine". Mais en la lisant on comprend mieux comment intellectuellement on peut en arriver à des concepts comme la carte n'est pas le territoire. Du moins en première approche, je vois des liens se tisser et c'est très stimulant.
Back on duty. Dans la pratique, les textes seront de plus en plus souvent en anglais, mais il n'y aura pas de passage brutal. J'imagine que certains d'entre vous s'interrogeront sur la validité d'une telle démarche, je répondrais à leurs interrogations dans la mesure du possible.
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