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| La zoologie des nombres | | Auteur : JF Maquiné | Dernière révision : 19 Novembre 2005 |
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Ce sont les principaux groupes de nombres à partir desquels tous les autres groupes se définissent. Il existe une relation entre ces groupes. C'est la relation d'inclusion. Ainsi : - N c Z c Q c R
R est donc le groupe à partir duquel on peut définir tous les autres groupes. On pourrait penser dans ce cas qu'on définisse tout groupe de nombres à partir de celui-ci ? En fait il n'en est rien car les propriétés de R ne sont pas les mêmes que N, même si on peut les déduire. Par exemple N est un ensemble dénombrable ce que n'est pas R. Voyons à présent plus en détail chacun de ces ensembles.
N, l'ensemble des entiers Cet ensemble regroupe les nombres entiers positifs allant de 0 à l'infini. C'est un ensemble qui fait l'objet de beaucoup d'attention par la théorie des nombres et nous verrons beaucoup d'ensembles de nombres appartenant à N.
Le rôle premier de N est de nous permettre de compter, d'énumérer. Par exemple, le nombre de vaches qu'a un paysan, ou encore de numéroter les places dans un Airbus A380.
Le 0 (zéro) a pour fonction de décrire ce qui est absent.
Z, l'ensemble des entiers relatifs C'est l'ensemble de tous les nombres entiers positifs et négatifs. Z inclut évidemment le 0. Z est une extension de N pour inclure les nombres négatifs.
Z a pour fonction de décrire ce qui manque. Quand on soustrait une quantité à une autre on peut se retrouver avec un résultat négatif. Par exemple notre paysan babylonien sait qu'il a 10 vaches, mais en les recomptant il n'en compte que 9. Il lui en manque une. Cela s'exprime par le nombre -1 (10 - 1 = 9). Z sert aussi à décrire ce qui est avant et après. Si vous ne trouvez pas votre place numérotée dans un A800 et que vous demandez à l'hôtesse elle peut vous répondre que vous êtes 2 places en avant ou 2 places en arrière. Z permet de parcourir une numérotation dans les deux sens, alors que N ne le permet que dans un seul sens.
Q, l'ensemble des nombres rationnels Un nombre rationnel est un nombre qui peut s'exprimer comme un rapport de deux nombres entiers. Soit c un nombre rationnel alors il existe deux nombres a et b tel que c = a / b. Les nombres qui ne sont pas rationnels sont des irrationnels.
Q a pour objectif d'exprimer des parts ou des fractions. Si on souhaite partager un bien en part égale par exemple.
R, l'ensemble des réels Ce sont des nombres permettant de mesurer des longueurs. Q permet aussi de mesurer des longueurs, mais certaines longueurs ne sont pas des nombres rationnels. Par exemple si on cherche la longueur de la diagonale d'un carré d'une unité de côté (un carré de 1 par 1) alors la solution est racine carrée de 2. Or ce nombre ne peut pas être exprimé sous la forme d'un rapport de deux nombres entiers. Il n'appartient pas à Q, ni à Z, ni à N. |




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Ce sont les nombres qui sont solution de l'équation c² = a² + b². Où a,b et c sont les longueurs des côtés d'un triangle rectangle. En particulier c est la longueur de la diagonale reliant les côtés A et B de longueur a et b.
Le triplet le plus connu est : (3,4,5) tel que 3² + 4² = 5². Il en existe une infinité 'autres tel que (6,8,10), (9,12,15).
Quel est l'intérêt pratique de ces triplets ? Ils peuvent, dans les métiers du bâtiment, servir à tracer et creuser une figure ayant un angle droit (carré, rectangle, ...). Prenons l'exemple d'une piscine rectangulaire qui doit être enterrée. Pour être sûr qu'on obtienne des angles droits, on prend une ficelle de 3 mètres de long, une autre de 4 mètres et une dernière de 5 mètres. Une fois reliées entre elles et tendues, on est sûr que l'angle que forment la ficelle de 3 mètres et celle de 4 mètres est un angle droit. |

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Le mathématicien affirma au 17ème sècle que pour l'équation 2^p - 1, seuls les nombres pour p = 2,3,5,13,17,19,31,67,127,257 sont premiers. Les autres nombres pour p < 257 sont composés (non premier). La conjecture de Mersenne (conjecture = affirmation qu'on suppose vraie mais dont on n'a pas encore trouvé la démonstration) ne concerne que les valeurs de p allant jusqu'à 257.
En fait on a depuis constaté quelques erreurs. Par exemple pour p = 76 et 257 l'équation 2^P - 1 ne produit pas un nombre premier. Par contre pour p = 61, 89 et 109, 2^p - 1,produit des nombres premiers.
Aujourd'hui on nomme nombre de Mersenne tout nombre de la forme 2^P - 1 en souvenir de ce mathématicien. Ces nombres sont importants d'une part parce qu'ils représentent d'excellents candidats pour la recherche des plus grands nombres premiers, mais aussi parce qu'il existe une relation entre les nombres de Mersenne et les nombres parfaits.
On ne sait pas s'il y a une infinité de nombres de Mersenne premiers. |





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Si on additionne les entiers, on construit un ensemble de nombres qui a une relation bien particulière. Comment construire cet ensemble ? On commence par additionner 1 à lui-même, puis 1 + 2 = 3, puis 1 + 2 + 3 = 6, puis 1 + 2 + 3 + 4 = 10. Les premiers nombres de cet ensemble sont donc 1, 3, 6, 10.
Maintenant si on veut savoir quel est le 100ème nombre de cet ensemble, on ne va pas additionner les 100 premiers nombres entiers. On utilise une formule qui établit une relation entre ces nombres.- n(n+1) / 2
On peut retrouver géométriquement cette formule. Il suffit de prendre un triangle composé par exemple de boules. Pour faire la somme des boules, on peut constater que si on additionne la première rangée et la dernière, on trouve le même nombre que si on additionne la deuxième rangée et l'avant dernière. En couplant deux par deux les rangées on se retrouve avec n / 2 rangée. Il suffit de multiplier les n/2 rangées par la somme des boules de la première rangée et la dernière ce qui s'exprime par n + 1. On obtient finalement : - n/2 * (n+1) = n(n+1)/2
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De la même manière qu'on construit un ensemble avec la somme des entiers, on peut construire un ensemble en faisant la somme des carrés. 1² = 1, 1² + 2² = 5, 1² + 2² + 3² = 14, ...
La formule qui permet d'établir cet ensemble est - n(n+1)(2n+1) / 6
Il n'existe pas de moyen géométrique pour trouver cette formule. Toutefois il existe une relation intéressante entre les carrés et les nombres impairs. Le carré d'un nombre n est égal à la somme des n premiers nombres impairs.
Par exemple - 2² = 1 + 3
- 3² = 1 + 3 + 5
- 4² = 1 + 3 + 5 + 7
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