|
|
Par JF Maquiné le 17 Février 2010 |    | |
Le réchauffement climatique est un hot topic qui divise la planète. Vu l'ampleur du sujet, je vais me focaliser sur un seul point, la différence entre météorologie et climatologie. Il est aussi fondamental que vous compreniez que ce qui va suivre est une hypothèse, car le temps me manque pour faire la démarche nécessaire.
Un des points récurrents sur lequel les scientifiques reviennent est que la climatologie n'est pas la météorologie et que la grande variété dans la prévision à laquelle cette dernière est sujette ne s'applique pas à la climatologie. En tout cas, pas dans les mêmes proportions et de très loin. Ce qu'on n'explique pas c'est pourquoi, ce que je vais essayer de faire ici.
On sait que la météorologie est basée sur des équations dont le comportement s'explique par la théorie du chaos. Cette théorie a un nom qui marque les esprits, mais le porte très mal. Effectivement, la théorie du chaos ne dit pas que rien est imprévisible car chaotique, mais qu'une infime variation dans les valeurs initiales (on parle de conditions initiales) produit des effets de grande ampleur sur le résultat final. Ceci est exprimé par la métaphore du papillon. Un battement d'aile d'un papillon en Europe provoquera un cyclone en Chine.
Cela explique en grande partie pourquoi la grande variabilité des prévisions météorologiques apparait le plus souvent comme des prédictions. Ce qui laisse supposer que la méthodologie scientifique n'est pas plus valable que toute autre. Ce qui dans ce cas précis est une erreur.
Venons-en à la climatologie. Elle est hautement statistique et surtout lissée. Les infimes variations font place aux grandes tendances. A mon sens ce fait milite pour exclure les modèles climatiques des modèles chaotiques. Et cette explication est très importante, car l'argument qu'on ne croit pas au réchauffement climatique parce qu'il n'a jamais autant neigé cet hiver chez soi n'a pas plus d'impact qu'un battement d'aile de papillon dans un modèle climatique.
Complément 1 : en fait, il existe la théorie ergodique qui apporte des compléments à la théorie du chaos sous forme statistique. L'idée générale est de substituer la question 'quel temps fait-il? ', par 'pleut-il souvent? ' par exemple. Par contre, je ne sais pas si la climatologie s'inscrit dans le cadre de la théorie ergodique.
Complément 2 : The capital (USA) is facing a rough winter and snow falls. According to the Los Angeles Times, the best joke around there is: 'So much for global warming'. It could looks like a joke, but it certainly is a misunderstanding of what climatology is.
|

|
Par JF Maquiné le 16 Février 2010 |    | |
La prochaine génération de disque dur devrait avoir 640 Go de données par plateau, là où on pouvait s'attendre à 750 Go par plateau. La difficulté d'augmenter la densité a pour première raison la tête de lecture. Plus la densité augmente, plus la surface magnétique diminue. Cela a pour conséquence dans le cas de la lecture de devoir détecter des champs magnétiques toujours plus faibles et pour l'écriture d'utiliser une énergie suffisante sans pour autant perturber les autres zones magnétiques. Il faut savoir utiliser la force d'un pilon avec la finesse de l'extrémité d'une aiguille.
IBM était en son temps un leader dans le monde des disques durs et les concurrents devaient faire de nombreux efforts pour rester à niveau. Après qu'IBM eu vendu son secteur d'activité, les autres constructeurs sont restés sur la lancée qui a amené à l'enregistrement perpendiculaire, mais depuis rien. Il y a bien des projets pour augmenter considérablement la densité réduisant taille, consommation et augmentant les performances, mais malgré la menace des SSD, rien ne sort. La frilosité des constructeurs de disques durs est préoccupante.
Pour innover il faut prendre des risques, pour pouvoir les prendre il faut des investisseurs, pas des rentiers. Aujourd'hui trop d'entreprises cotées en bourse ont des rentiers comme actionnaires. Les sociétés les plus dynamiques semblent être du côté de l'Asie. Il reste quand même des fleurons dynamiques comme IBM. Mais IBM a fondé sa stratégie sur l'innovation. Elle produit une innovation, l'exploite au maximum, puis se retire pour aller sur la prochaine innovation.
Quoiqu'il en soit il est vital de ne pas stopper la recherche sur les disques durs. Les SSD non seulement non pas encore fait suffisamment leurs preuves, mais rien n'indique qu'ils seront toujours la solution pour 2020. Bref ne pas mettre ses œufs dans le même panier. On l'a fait avec les CD, les LCD et franchement ce n'était pas aussi judicieux que ça de jeter les anciennes technologies pas la fenêtre.
|

|
Par JF Maquiné le 03 Janvier 2010 |    | |
In the past ten years we have seen, GPU trading non-graphical calculus and the hatching of specialized processors like the cell or the Larrabee project (a processor based on bunch of small cores, hence the name: many cores) based on a cluster of FPU, like those found in CPU. This leaves us with two trends. Which will win?
Here is a four steps answer
1 GPU used as heavy calculus unit has proven to be efficient. Several Supercomputers have been designed to take advantage of GPU. Nvidia's next move, with the GF100 family should strengthen GPUs as powerful calculus unit.
2 From the CPU part, the situation is more complex. Larrabee is a failure for now as Intel has postponed its use as a Graphical unit what ought to be in the first place. On the other hand, the Cell has prove to be efficient but not enough to power alone the PS3 graphic part
3 The winner is GPU. Now why that answers is not only the best but also the smartest? The best because GPU are optimized parallel calculus units, and engineers are working on them since 15 years. Smart because they cannot only do heavy mathematical calculus but also calculus aimed to show virtual animations at the same time if needed.
4 The market will assure that GPUs stand any attacks from new specialized processor. The reasons lay in evolution of processor. CPU and GPU will fuse according to AMD and Intel plans. Therefore, the market will be glutted by GPU, leaving no chance to any competitor.
The latter point need some polish. Fusing GPU and CPU is a natural move from the processor industries point. Producing an "all in one processor" is a way of selling new functions while keeping the prize stable. On the technical side, this leads to optimize the relation between GPU and CPU and enhance the game performances for low-level profile computers. Now, which fool would not use GPU's horsepower to do calculus if it's already in all computers? Based on that fact, the market will assure the success of GPU as calculus processors for any applications of need of, even if a better contender in calculus appears (unless a revolution appears in that field).Two contenders are racing, AMD with is Fusion Project and Intel. Which will win? The answer will remain secret for a few years from now, but we know: Intel is much bigger and powerful than AMD, but through the ATI acquisition, AMD got the finest GPU and Intel has showed no serious plan to enhance its GPUs.
What will happen to the FPU unit in the CPU? FPU could stop their evolution in vector calculus to the expense of GPU, which in return will allow to give more priority to CPU's ALU units. In that case, the CPU tend to become the ALU unit and the GPU the FPU unit. However, keep an eye on the FPU, GPU are powerful unit, but cannot do all calculus because it is and will remain a specialized unit. Anyhow, what we are looking here is the nascence of a new kind of processors. Again, it will change the way developers are making software, after a drawn-out move to 64 bits and multi-core, yet not completely achieve. What will be next! Definitely, a new language device to include all those new technologies and a laser communication link between RAM and processor.
|

|
Par JF Maquiné le 22 Décembre 2009 |    | |
La société Amazon, connue pour ses ventes de livres par internet, a commencé à commercialiser un livre électronique ou E-book en novembre 2007. Il y a quelques semaines, le monde découvrait qu’Amazon avait intentionnellement supprimé des Kindle de ses clients le livre 1984 de George Orwell. On découvrait surtout qu’Amazon avait un contrôle total du contenu. La société s’est finalement confondue en excuses et juré que cela ne se reproduirait plus. Mais des questions subsistent. Comment culturellement une société peut-elle s’octroyer le droit de contrôle des données situées sur un ordinateur distant ? Comment techniquement cette possibilité existe-t-elle si elle n’avait pas été pensée dès le début du projet Kindle ? Comment forcer une société à respecter les droits fondamentaux des citoyens ? Certaines des questions qu’on se pose ne peuvent être portées à l’attention de la justice et donc sur celles-ci l’impunité restera tant que la loi ne sera pas changée. Mais en effectuant un effacement d’un contenu acheté, Amazon a rompu le contrat qui la liait à ses clients, qui garantissait de pouvoir lire leur livre autant de fois qu’ils le souhaiteraient.
Amazon a commis une autre erreur et c’est sur celle-ci que je vais porter mon attention, car elle est plus fondamentale que toutes les autres questions à mon sens. Avec le Kindle on peut mettre des annotations sur les livres qu’on lit. Ces annotations ont aussi été supprimées. Ce qui permet à un client de porter plainte pour avoir détruit son homework (ici : devoir d’école). Mais de manière générale, qu’il s’agisse d’un long texte dans Word, d’une note dans Kindle ou d’une case à cocher d’un paramètre que nous adaptons à nos besoins, ceux-ci sont nos données personnelles. Mon point de vue est qu’il n’y a pas de différence entre ces données et qu’il n’y a pas de loi délimitant ce qui est du domaine privé et du vendeur dans les données informatiques. C’est problématique et plus que vous ne le pensez.
Pourquoi un texte que nous écrivons dans un traitement de texte nous appartient-il ? Parce qu'il est à la fois une production propre de notre esprit et révèle potentiellement une partie de nous-mêmes. Un postier n'a pas le droit de lire le courrier qu'il transporte, pas à cause d'un problème de copyright, mais parce que ce que contiennent ces lettres est personnel, cela ne regarde personne. Droits d'auteurs et vie privée sont mêlés.
Les sociétés d'informatiques ne s'y trompent pas. Elles sont très intéressées par la manière dont vous paramétrez votre logiciel. Non seulement il révèle une partie de nos habitudes, mais permet d'entailler le concept de vie privée. A qui appartient l'IP ? Personnellement je ne sais pas, mais l'IP est utilisé pour identifier votre zone géographique et votre langue. Mais de quel droit ? Cette question soulève un des plus gros problèmes de toute évolution technologique. Ce n'est pas parce qu'une technologie apparait qu'on peut l'utiliser pour identifier les personnes. Si on répond oui, alors il faut se demander si le concept de vie privée n'était pas admis parce que de toute manière technologiquement on ne pouvait pas faire autrement.
Ce qu'a fait Amazon n'est pas une erreur technique, mais révèle la confusion entre ce qui est autorisé ou non et ce qui est du ressort de l'entreprise fournissant une technologie et de la vie privée. Toutes les lois concernant la vie privée omettent de préciser le cadre technologique dans lequel elle se situe. En ne le faisant pas, l'arrivée d'une nouvelle technologie permet de grignoter sur la vie privée sans contrevenir à la loi.
De manière plus générale, le contrôle, la surveillance et l'identification des personnes par des technologies n'est pas un contre-sens historique, mais le droit à conserver son anonymat et à un respect de sa vie privée doit prévaloir dans la plupart des cas.
Annexe :Certains pensent que limiter la manière dont la technologie peut être utilisée est un frein à son avancement. En fait c'est le contraire. Cette pensée est très chère au 20ème siècle, mais on a vu aussi les dégâts collatéraux qu'elle produit. Elle envahit la vie des gens qui se retrouvent avec la sensation d'être pris au piège. Il n'est donc pas étonnant de voir des tendances anti-scientifiques dans nos sociétés, en ce début de 21ème siècle. Il faut impérativement faire une étude d'impact comme on commence à le faire avec la chimie. On a fait des idioties avec les produits chimiques. Le reconnaitre c'est permettre d'améliorer voire tout simplement de poser des procédures de validation efficaces pour limiter les possibilités de risque pour nous et notre environnement.
Je souhaite aussi revenir sur les propos directs ou indirects des responsables de Google et Facebook. Il semble qu'ils aient quelques problèmes avec le concept de vie privée qui n'existerait plus, ou du moins si vous voulez en avoir une ne faites rien (avec ou sans internet?). On voit aussi régulièrement la phrase 'Si tu n'as rien à cacher, tu ne crains rien'. Mais bien sûr que j'ai et que vous avez quelque chose à cacher, et heureusement, car c'est un signe de bonne santé mentale. Regretter des actions, avoir honte de, ne pas être fier de, sont des mécanismes nécessaires à l'oubli et l'oubli est valable non seulement pour ceux qui subissent, mais aussi pour ceux qui font subir à moins d'être un sociopathe. La vie privée est fondamentale pour cacher des aspects de notre vie et de notre personnalité.
|

|
Par JF Maquiné le 02 Novembre 2009 |    | |
Le navigateur Scribble ? Vous en avez déjà entendu parler, il s’affiche partout, Mise à jour de la version 3, mise à jour de la version 4, la version 1 était à peine sortie pour faire un buzz que déjà la version 2 piaillait. C’est fou un tel dynamisme. On pourrait presque croire que cette déferlante d’attention de la part d’un éditeur pour réparer ou améliorer son logiciel pourrait avoir d’autres objectifs. Par exemple, comme conserver l’attention sur eux, voire même, et là on frôle le roman fantastique, permettre par le biais des sites qui citent chaque mise à jour mettre les pages internet qui parlent de leur navigateur en début de liste des résultats de recherche quand on cherche un navigateur sur un moteur de recherche.
On peut se demander s’ils ont pris exemple sur Fussy, le système d’exploitation et sa myriade d’applications. Ils ont toujours plusieurs versions qui sont simultanément en cours de développement et proposées au public. Il est bien connu que plus on propose de versions et de mises à jour au grand public, plus il s'y retrouve et a confiance. Le constructeur de carte graphique Mdida l'a aussi compris en ne proposant plus que des renommages de ses anciennes cartes.
Pour revenir à Scribble, il est assez extraordinaire de constater quelle rapidité il a et tous les tests le prouvent. Il n'y a encore pas si longtemps, quand la société qui développe Scribble n'avait pas encore Scribble, elle soutenait le navigateur Waterbird. Son slogan était le respect des normes et tous les tests étaient orientés vers le respect des normes. Maintenant que Scribble est là et que son slogan est la rapidité, tous les tests se focalisent sur la rapidité, mais il n'y a aucun rapport.
Ce qu'il y a de bien avec Scribble est qu'il est tout automatisé. La plupart des autres logiciels n'arrêtent pas de vous demander s'ils ont le droit de faire ceci ou cela, ou de confirmer tel ou tel choix, telle ou telle action. C'est fatiguant. Scribble est tellement automatique que sans qu'on s'en rende compte il s'installe sur votre PC et en plus il va piocher dans la base de données personnelle de votre précédent navigateur et le plus chic est qu'il l'envoie cette liste à des chercheurs quelque part dans le monde pour mieux les aider à faire encore un meilleur Scribble.
P.S : toute ressemblance avec quoique ce soit est purement fortuite.
Mentions légales : Tout textes relatif à scrible devient la propriété de scribble. Les photos relatives au texte et leur contenus afférants tombent de facto sous copyrigth scribble et tant qu'a faire les gènes de l'auteur.
|

|
Par JF Maquiné le 13 Octobre 2009 |    | |
L'arrivée des SDD a produit une situation détestable qui nuit non seulement aux constructeurs de SDD, mais aussi aux constructeurs de HDD. Nous verrons que l'issue de cette crise pourrait provenir d'une nouvelle technologie et que tant que celle-ci ne sera pas disponible le risque que la crise perdure existe.
1 – Trop d’insuffisances
Les SDD que l'on nous propose actuellement sont trop chers pour le marché visé et leur capacité insuffisante (a). A cela s'ajoute une fiabilité dans le temps plus limitée que les HDD (b) et des performances insuffisantes au regard d'autres facteurs (c). Et si tout cela ne suffisait pas, les SDD ont été commercialisés trop tôt (d).
a) Il faut prendre en compte non seulement les besoins au moment de l'achat, mais aussi ceux dans deux ans (durée de vie moyenne qu'on attend d'une unité de stockage). Par exemple aujourd'hui un gros jeu c'est 15 Go, dans 2 ans ça sera plutôt 30 Go. Aujourd'hui les cellulaires font des vidéos, demain ça sera de la vidéo HD. A cette équation il faut ajouter l'inévitable accumulation de données périmées. Tout système tend à enfler dans son fonctionnement. Seuls les powers users arrivent à maintenir leur système dans un état satisfaisant.
b) Les composants électroniques qui consomment une cellule de stockage binaire d'un SDD ont une durée de vie limitée par le nombre de leur activation. Des progrès sont en cours tant dans la technologie de ces cellules, mais aussi par la création d'algorithmes qui limitent le nombre de cellules nécessaires pour stocker les données.
c) Un HDD récent de 1 To coûte 70€, un SDD de 256 Go coûte 700€. Pour lancer une application, une utilisation va mettre 40 secondes avec le premier et 30 secondes avec le second. Qui veut payer 10 fois le prix d'un produit pour gagner 10 secondes qui ne lui sont pas fondamentales ? Peu de monde. Il faudrait des performances bien plus impressionnantes pour justifier un tel prix.
d) TT comme Trop Tôt. Pourquoi avoir commercialisé un produit dont les performances se dégradaient sérieusement avec le temps d’où la technologie TRIM et des améliorations substantielles des contrôleurs. Pourquoi ne pas avoir attendu le Sata 3 pour pouvoir bénéficier de débits théoriques de 600 Mo/s ce que les HDD ne pourront jamais faire même avec un système RAID de 2 disques.
2 – Tout le monde serait bien inspiré de soutenir l'innovation dans les HDD
La sortie en masse des SDD concomitante à la crise financière a produit des chutes de valeurs boursières parfois considérables chez les constructeurs de HDD. Cela a nuit à leur a innover à un moment de forte concurrence. Toutefois la sortie fragile de la crise et l'incapacité des constructeurs de SDD à imposer rapidement leur nouvelle technologie ont remis les investisseurs sur le chemin de la raison.
a) Historiquement, le7s SDD étaient déjà au catalogue de Seagate il y a 20 ans. La question du choix SDD contre HDD n'est donc pas récente. Ce qui a permis aux HDD de l'emporter est le coût et le fait que l'augmentation de leur capacité de stockage allait plus vite que les besoins.
b) Aujourd'hui. Les capacités de stockage proposées par les SDD ne couvrent pas assez les besoins des utilisateurs. Dans la pratique les utilisateurs associent SDD et HDD ce qui augmente leur même si les SDD étaient concurrentiels sur celui-ci.
c) Demain. L'évolution des SDD dépend de l'évolution des technologies de miniaturisation. Or on sait qu'on arrive à la fin de l'âge d'or des technologies des transistors miniaturisés telles que nous les connaissons. A cela s'ajoute la question de où vais-je stocker en 2020 mes collections complètes de Stargate, Buffy et Friends en super image 3D super haute résolution ? Si on considère qu'en 2010 le SDD de base est de 256 Mo et que la technologie de miniaturisation permet de diviser par deux la taille tous les deux ans alors en 2020, le SDD de base sera de 8 To. Ce qui est largement insuffisant.
Dans l'immédiat les constructeurs de HDD ont considérablement ralenti la sortie d'innovations. Toutefois celles-ci devraient reprendre car on s'oriente plus vers un monde de symbiose entre SDD et HDD. Le SDD stockera les éléments critiques en termes de performances et les HDD assureront la disponibilité de capacité de stockage pour nos données.
3 - La fusion des SSD et HDD et plus encore
Les SSD apportent des éléments positifs. Dans un monde où l'informatique se veut de plus en plus mobile, les SDD apportent une résistance hors norme, une consommation réduite, des promesses d'évolution de performances dans les années à venir. Mais invariablement le problème du stockage reste non solutionné. On peut voir ce problème comme un problème de miniaturisation, ce qui l'est en partie, mais comme on l'a vu dans le cas du stockage, l'évolution des gains de miniaturisation ne suffit pas nécessairement pour suivre l'évolution des besoins. Une autre manière de voir le problème est dans l'insuffisance de la technologie de rétention de l'information. Un HDD est peut-être lent pour accéder aux informations à cause de ses parties mécaniques, mais sa technologie de stockage est très performante. Il ne s'agit pas du fait que les données soient stockées sur un disque, mais magnétisées.
La solution aux insuffisances des SDD serait tout simplement de trouver un moyen de produire une mémoire dont la rétention d'information serait magnétique. De tels projets existent, comme la Mram chez Toshiba. A plus longue échéance, la Spintronic devrait être la solution quasi-ultime. La Spintronic fait référence à l'électronique basée sur une propriété quantique des atomes et particules nommée le spin. Le spin est basé sur 2 états. Si on peut réduire le stockage d'un bit à un seul atome, les capacités de stockage seraient réellement impressionnantes.
|

|
Par JF Maquiné le 13 Octobre 2009 |    | |
4 – Performances brutes, objectives et pertinentes
Les HDD ne sont pas aussi mauvais en termes de performances qu'on voudrait nous le faire croire afin de mieux vendre les SDD. Il y a même des constats contre-intuitifs. Par exemple, la plus grande faiblesse des HDD pour les utilisateurs de PC est le débit du HDD. La preuve en est qu'en performance brute un SDD affiche des temps d'accès jusqu'à 100 fois supérieurs. La réponse à ce semblant de paradoxe est de chercher des données pertinentes. Tout dépend de comment l'ordinateur est utilisé.
a- Pour un serveur, les données sont réparties sur l'ensemble des capacités de stockage et les multiples utilisateurs ont une probabilité élevée de demander une information à un moment T n'importe où dans la zone de stockage. Le temps d'accès est primordial.b- Pour un utilisateur, il accède à une application ou à des données à un moment donné, pas toutes à la fois. C'est important car les programmes ou les données d'une application sont généralement regroupés sur une même zone et donc les bras de lecture auront peu de mouvements à faire. Dans cette situation, les HDD sont relativement performants.c- Pour l'objectivité, il faut se rappeler qu'il y a 10 ans les applications lourdes pouvaient mettre plusieurs minutes à se charger la première fois, comparé à quelques dizaines de secondes aujourd'hui. Les performances des HDD ont donc augmenté suffisamment vite pour augmenter de manière significative le confort d'utilisation.d- Le lancement des applications et de l'OS peut être grandement diminué en utilisant le principe de mise en veille. Mais en pratique la consommation en veille reste trop élevée pour recommander ce mode de manière permanente. Toutefois des progrès sont faits en particulier pour les écrans et les mémoires.
Il existe des bastions de résistance que les HDD n'ont jamais su réduire ou pas de manière significative. Le démarrage du PC, ou encore le lancement d'un jeu. Mais il est intéressant de noter que dans les deux cas, une partie du temps n'est pas du tout liée à l'unité de stockage. Dans le cas du démarrage, il faut de 10 à 20 secondes à l'électronique pour se contrôler et dans le cas des jeux il faut parfois 30% du temps de lancement au processeur pour calculer des données d'initialisation. Dans ces situations aucune technologie n'apportera le confort de l'instantanéité, mais des améliorations certainement.
b- Le système RAID peut être remplacé par un disque unique. Ne pas oublier d'activer la fonction AHCI pour améliorer globalement les performances et le hot-plug pour le port E-sata. En mode RAID l'AHCI est automatiquement activé.
|

|
Par JF Maquiné le 13 Octobre 2009 |    | |
Conclusion
Adopter les SDD car ils représentent une technologie qui permet de passer à terme à un niveau supérieur de performances est compréhensible, vouloir enterrer les HDD c'est être peu avisé. Ce n'est pas tant les technologies comparées qui font que les SDD pourraient supplanter les HDD, mais leur perspective d'évolution de performances.
Les constructeurs de disques durs se retrouvent actuellement avec deux produits qui se font concurrence alors qu’en théorie l’un aurait du chasser l’autre pour cause d’évolution technologique. Il s’agit des SSD (Solid State Drive) et des disques durs traditionnels mécano-magnétiques.
A) Voyons pourquoi les SSD devraient remplacer les HD. Ils résistent aux chocs. L’absence de pièce mécanique les rend particulièrement adapté aux mondes mobiles. Ils ont des temps d’accès 100 fois supérieurs aux HD (ordre de grandeur). Ils consomment moins.
B) Voyons pourquoi ils n’arrivent pas à remplacer les HD facilement. Ils sont chers. Un HD de 250 Go coute moins de 40€ et plus de 600€ pour un SSD. De fait certains défenseurs du SSD vous parlent d’acheter un disque de 80Go (voire 60Go) pour le système d’exploitation. Ces capacités sont largement insuffisantes pour un utilisateur lambda, qui n’a cure de supprimer les Go consommés par les points de restauration, le fichier d’échange, la capacité minimum pour la défragmentation, la corbeille. A cela il faut ajouter que même si on admet que pour aujourd’hui 80 Go, ça ne le sera plus pour demain, en 2 années d’utilisation un utilisateur collectionne les données (vacances au Canada = 25 Go de données), les jeux consommeront jusqu'à 20Go, Donc au final soit on a 650€ pour un SSD de 250Go (est-ce vraiment suffisant ?), soit on ajoute un HD de 1 Go au SSD et on y place pas seulement des données et des applications utilisées épisodiquement mais aussi quotidiennement. C’est ce qu’a fait la majorité des gens qui a opté pour du SSD.
Aux problèmes de capacité de stockage et de prix, il faut ajouter celui des performances, de la durée d’exploitation et d’évolution technologique. Les performances brutes sont supérieures, mais dans la pratique ce n’est pas le jour et la nuit. Cela devrait s’améliorer avec l’arrivée du SATA 3. Les HD ne dépasseront pas 200 Mo/s de débit séquentiel alors que les SSD s’envoleront vers les 500 Mo/s. Quand la différence de performances entre deux produits de génération différente, les gens sont prêts à faire des efforts pour acquérir la nouvelle technologie. Pour la durée certes elle n’est pas mauvaise, mais les fabricants de mémoires travaillent à l’améliorer considérablement et il faut bien se rendre compte qu’entre l’analyseur de performance de Windows et les balayes d’analyse régulier des kits de sécurité comme Kaspersky 2010 (version 736 et +), les lectures/écritures sont plus importantes qu’à l’époque d’un bon vieux XP. C’est une réalité à laquelle l’unité de stockage doit faire face, les demandes d’accès aux données augmentent à des fins d’analyse, soit pour des raisons de sécurité, soit de confort (indexation sophistiqué, …). Les SSD sont en pleine adolescence, leur propriété technologique évolue vite ainsi que leur performances. C’est une bonne chose, mais concernant les unités de stockage, l’ensemble des applications et des données d’un utilisateur, ce dernier est plus intéressé par un produit montrant une certaine stabilité d’évolution. Des modifications rapides et permanentes ne rassurent que peu le grand public.
Au regard de tout cela, il y a une cohabitation forcée dont les constructeurs se passeraient bien puisqu’ils n’ont ni l’envie ni les moyens d’investir en R&D pour deux produits se faisant concurrence. Mais pourquoi en est-on arrivé là ? Il faut se rappeler que Seagate avait déjà dans ses catalogues des SSD au début des années 1990. La tentation de troquer les SSD contre les HD n’est pas récente. Mais alors pourquoi avoir lancé cette technologie pour le marché de masse il y a environ 2 ans, alors que le contrôleur SATA 2 ne permet pas d’afficher des performances vraiment hors d’atteinte des HD, ou encore que des problèmes récurrents de performances en écriture répétés sont apparus et ont mis près de 2 ans à se résoudre, que la durée de vie des cellules laisse encore à désirer pour les gros utilisateurs, que les procédés de fabrication des mémoires ne permettent pas encore d’avoir des SSD performants de capacité de plus de 100 Go à des prix inférieurs à 150€ ?
Cette question est vraiment importante car avec ce qui apparait comme un lancement prématuré des SSD, les constructeurs se retrouvent avec une concurrence du HD que seule une limitation artificielle de ces évolutions technologiques permet de contenir. Par exemple les constructeurs trainent des pieds pour adopter une densité de 500 Go par plateau (HD de 3.5’) non seulement pour l’ensemble de leur gamme, mais pour une même famille de disques. Baisse des temps d’accès pour les disques de plus petite capacité, firmware aux performances discutables, ralentissement de l’évolution des densités (aurons-nous les 640 Go à 750 Go par plateau début 2010 comme on nous l’annonçait il y a 2 ans ?) La commercialisation d’un disque de 1 Go avec deux plateaux chez Hitachi n’a même pas encore commencé (modèle 7K1000.C). Donc pour en revenir aux raisons d’une telle situation, on a bien sûr le manque de clarté des constructeurs face aux capacités du marché à acheter des produits de plus de 200€, la crise financière qui a fait mettre en standby beaucoup d’achats informatiques par les utilisateurs, … Il existe peut-être des raisons plus profondes. Les constructeurs de disques durs sont confrontés d’une part à une concurrence nouvelle de la part des fabricants et vendeurs de mémoires (Intel : fabricants, OCZ : vendeur), d’autre part, comme les vendeurs de mémoires, les prix des disques durs sont particulièrement bas. |

|
Par JF Maquiné le 27 Septembre 2009 |    | |
Le concept 'fusion' a pour objectif de concevoir un processeur composé d'une CPU et d'un GPU. La version desktop (et généralement pour les ordinateurs non-mobiles) est basée sur l'architecture CPU Bulldozer, et la version portable sur 'Botcat'.
L'architecture nommée Bulldozer est la 11ème référencée chez AMD, plus affectueusement appelée K11 (K = Kryptonite). Malheureusement le chiffre onze va ici aussi de pair avec l'année 2011, année prévue pour sa commercialisation. Il faut insister sur malheureusement car l'idée d'un concept comme fusion semble a priori bien venir d'AMD, mais c'est Intel qui lancera les premiers processeurs de ce type. Bien que d'un concept moins avancé, il s'agira simplement de l'association d'un CPU et d'un GPU dans des procédés de fabrication différents. AMD accuse un retard de conception des architectures CPU important comparé à Intel et son Nehalem. Intel disposera en 2011 d'une architecture plus évoluée et performante que Nehalem en 2011 sans compter l’année d'avance qu'il conserve pour l'instant dans les procédés de fabrication. Les premiers microprocesseurs de process 32 nm arriveront fin 2009 pour Intel et fin 2010 pour AMD.
Il est triste de rappeler de telles réalités, car AMD est fondamentale pour le monde entier pour contrebalancer une domination d'Intel que le système américain ne sait pas réguler. Le savons-nous nous-mêmes en Europe ? Réalité qu'il faut aussi rappeler pour nuancer le discours marketing d'AMD qui parle de Bulldozer comme de l'architecture qui produira les meilleures performances en mono-tâches autant qu'en multitâches. Il n'en reste pas moins que les bases du projet sont intéressantes.
Trois propriétés caractérisent cette nouvelle architecture :
- Modularité au niveau des unités : AMD introduit le concept technologique M-SPACE (Modular-Scalable Portable Accessible Compatible Efficient). L’idée majeure est la flexibilité de création de famille de microprocesseurs à partir d’éléments de base. Les constructeurs pourront proposer presque du sur mesure à leurs clients tout en diminuant les coûts de conception. Combien de CPU voulez-vous, combien de GPU, de niveau de mémoire cache, de microprocesseurs dans votre ordinateur, la taille du bus de mémoire RAM, … On voit un peu l’idée dans la nouvelle génération de famille core chez Intel, Core I3,i5,i7,i9. Mais le concept M-SPACE va beaucoup plus loin et est beaucoup plus rationnel.
- Architecture Interne 128 bits : AMD intègre un ensemble d'instructions appelées SSE5. Il ne s'agit pas d'une évolution du SSE4 d'Intel, mais plutôt d'une technologie concurrente. Les microprocesseurs équipés de SSE4 peuvent utiliser des registres de 128, mais les opérations ne s'exécutent que sur des valeurs de 64 bits ou 32 bits. En utilisant une architecture interne de 128, AMD permet à Bulldozer d'effectuer des opérations de 128 sur des registres de 128 bits. La diminution parfois importante du nombre d'opérations intermédiaires peut améliorer de manière drastique les performances de calcul. A priori l'architecture interne 128 bits ne concerne que la FPU qui intègre les fonctions SSE5.
- Hausse significative de l'IPC : Le nombre d’instructions par seconde (IPC) est un facteur d’efficacité d’un microprocesseur. Perdu de vue durant la grande invasion des très hautes fréquences lancée par Intel, l’IPC revient à la mode d’autant plus qu’il est un des meilleurs garants du rapport performance/consommation. C’est ce qu’a fait Intel avec l’architecture Core 2 Duo et ce fut un succès qui ne se dément pas encore. L’une des méthodes pour augmenter l’IPC est de grouper un ensemble de fonctions souvent exécutées en une seule instruction. On peut le faire de manière statique comme en créant une fonction spéciale (cosinus, mul-add,…) ou en dynamique avec des technologies comme Fusion d’Intel. Il n’est pas dit si Bulldozer disposera d’un équivalent à la technologie Intel. On peut aussi accélérer le traitement interne des fonctions, c’est le sens d’une architecture de calcul en 128 bits avec SSE5. On peut aussi considérablement améliorer les performances mémoires. Il existe de nombreuses situations dans de nombreux programmes de conception très différente où le microprocesseur doit attendre que la mémoire RAM lui envoie les informations dont il a besoin. Bulldozer devrait être équipé d’un contrôleur mémoire pouvant gérer un bus de communication de 144 bits, 288 bits et même 576 bits. La grande taille devrait améliorer considérablement les débits. A cela, s’ajoute le travail d’AMD auprès du JEDEC pour disposer d’une norme DDR3-1600. C’est plus qu’envisageable dans la mesure où la mémoire DDR3 est prévue pour durer et que de nouveaux procédés de fabrication devraient améliorer son fonctionnement pour des tensions plus basses qu’aujourd’hui avec des timings faibles (Cas 6 en DDR3-1600). A propos, la taille inhabituelle du bus (144 bits) est liée à l’ajout de canaux pour la correction d’erreur.
Dernière minute :
Juste avant publication, AMD a donné plus d'informations concernant les architectures Botcat et Bulldozer. Le diagramme du Bulldozer ci-dessous, montre d'une part que la solution d'AMD à la technologie SMT consiste à produire 2 groupes d'unités de traitement disposant chacune de leur pipeline et de leur cache L1 mais partageant les unités de prefetch (recherche les données et instructions), de décodage (des instructions) et le cache L2. Avant d'aller un peu plus loin, il faut se rendre compte que ce diagramme comporte quelques imprécisions. Les unités de calcul FP disposent bien d'un cache L1 et que le cache L3 n'est vraisemblablement pas intégré à un seul core, mais partagé entre tous les cores de type Bulldozer. Ce qui est intéressant c'est que cette solution devrait être beaucoup plus performante que celle d'un hyperthreading à la Intel. Ensuite que la puissante ALU est augmentée et que la part belle est faite aux unités ALU. On trouve peut-être ici le futur des microprocesseurs où la partie CPU deviendra spécialisée dans le calcul ALU sans abandonner totalement le FPU (fonction complexe de type sin, exp, ... par exemple) et la partie GPU (projet Fusion) prendra en charge les calculs FP. Tout ceci est très important car il semble qu'AMD ait une vision à long terme de ce que doit être le futur du processeur plus construite et plus concrète qu'Intel. Si à ceci on ajoute qu'en 2008 un processeur graphique a disposé d'un procédé de fabrication plus évolué que les microprocesseurs Intel et que pour 2008 à travers Global Foundries, des processeurs concurrents à Intel vont disposer d'un procédé de fabrication plus avancé que ceux d'Intel (28 nm contre 32 nm) alors la situation d'Intel parait moins dominante qu'il n'y parait et ce depuis 30 ans. Quelque soit la puissance du processeur Intel succédant à l'architecture Core I7, même composé de 8 core et à 6 GHZ, il ne pourra pas battre un CPU-GPU fusion à base de technologie GPU des processeurs graphiques 5800 si les logiciels généralistes commencent à exploiter directement cette partie GPU avec le support de la partie CPU. Ce ne sont ni les piètres performances des processeurs graphiques d'Intel intégrés aux chipsets ni le futur défunt Larrabee qui pourront redresser la barre.
Sources et liens utiles :
|


YOUM (analyseur syntaxique temps réel) | Nombre de définitions trouvées 109 Multi-dico par texte : actif - Multi-mots par définition : 4
|
|
|


 
 
|