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Par JF Maquiné le 05 Janvier 2007 |    | |
Pour les neurones
Le méthane a pour formule chimique CH 4; C'est le principal composant du gaz naturel. Il se liquéfie à -161,4° et se solidifie à -182,6°. C'est un hydrocarbure. Sous forme de liquide, il prend un volume 600 fois moins important. Découvert en 1776 par Volta. Le méthane portait alors le nom de gaz des marais. Il est l'un des principaux responsables des coups de grisous dans les mines. Il est aussi connu pour être un produit de la décomposition de matériaux végétals. Les ruminants en produisent en grande quantité. C'est un gaz à effet de serre en renvoyant une partie des rayonnements infrarouges provenant de la Terre.
Si la sonde Huygens a atteri sur Titan, c'est à son équateur. Pour étudier le reste, on compte sur le satellite orbitaire Cassini. Bien que ne permettant qu'une précision au km, le 16ème survol (22 juillet 2006) qui s'est effectué au dessus du pôle nord montre, après analyse des clichés, l'existence d'au moins 75 lacs de méthane liquide. Certains sont reliés entre eux par des canaux et les plus grands auraient 70 km de diamètre !Ces informations ont été révélées par une équipe internationale composée d'européens et ayant publié leur résultat dans la revue Nature de cette semaine. Il existe aussi des lacs vides, ce qui laisse suggérer selon les chercheurs un cycle hydrologique actif basé sur le méthane comme il en existe un sur Terre basé sur l'eau. C'est-à-dire qu'en fonction des saisons les lacs s'assèchent et se remplissent lors de pluies de méthane. L'atmosphère de Titan étant essentiellement composée d'azote et de méthane. Il s'agit des premiers lacs extra-terrestres découverts.
Titan est la plus grosse des lunes de Saturne avec 5150 km de diamètre et la seconde plus grosse lune de notre système solaire. La sonde Cassini (projet Cassini-Huygens) orbite actuellement autour de Saturne, mais grâce à son orbite, survole régulièrement Titan.
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Par JF Maquiné le 05 Janvier 2007 |    | |
Comme nous vous l'expliquions dans l'actualité Moteur de recherche Quaero, scission entre la France et Allemagne
, le projet franco-allemand Quaero a vécu. On a aujourd'hui plus d'informations sur la raison de la scission. Selon François Bourdoncle, d'Exalead, une des partie prenante du projet, explique : La vérité est que nous voulions développer un moteur de recherche multimédia, lorsque l'Allemagne optait plus résolument pour un moteur de recherche textuelle, version next gen. Une partie de cet imbroglio provient de ce que l'on a évoqué une véritable concurrence affichée et exagérée avec le moteur de recherche Google. De même Andreas Zeller, de l'université de Sarrebruck, commente : En Allemagne, je pense qu'il y avait également quelques résistances à l'idée d'un projet conduit entièrement par des gouvernements ...Le succès final est quelque chose qui ne saurait être planifié, mais qui bien au contraire s'obtient de lui-même.
Cet échec car c'est bien ainsi qu'il faut l'appeler montre encore une fois l'incapacité de la France mais aussi de l'Europe à être un leader sur le marché des grands projets informatiques. C'est d'autant plus rageant que dans le domaine plus spécifique des logiciels et des algorithmes l'Europe dispose de chercheurs excellents. On est capable d'être leader de petits bouts, petits îlots de compétences, mais pas de les assembler pour en faire un produit au rayonnement mondial. C'est un savoir-faire que l'Europe n'a jamais su, ou si peu, acquérir face aux Etat-Unis.
Maintenant Quaero est à terre mais pas mort. Son avenir dépend uniquement de la motivation de l'état français à le soutenir et des chercheurs à croire en ce projet. Toutefois Quaero a-t'il un avenir en dehors d'un contexte européen ?
Il n'en reste pas moins que cette scission reflète aussi les tensions du couple franco-allemand qui reste malgré tout le moteur de l'union européenne. Décidément la construction de l'Europe tant politique que de recherche reste délicate et fragile.
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Par JF Maquiné le 04 Janvier 2007 |    | |
Pour les neurones
Les premiers femtolasers apparaissent au début des années 1980. Ils produisent une pulsation si brève que la matière touché n'a pas le temps de s'échauffer. L'énergie moyenne d'un femtolaser ne dépasse guère le milli joule, mais à cause de la très grande brièveté la puissance peut atteindre 10 11 Watt. Les domaines d'applications vont de l'industrie pour la découpe de matériaux à la chirurgie de la cornée, en passant par l'analyse dynamique temps réel des réactions chimiques.
Des chercheurs de l'imperial collège de Londres ont réussi à utiliser des impulsions attosecondes (as, 10-18) pour caractériser et étudier les pulsations femtosecondes (fs, 10-15) d'un laser rouge. Pour ce faire, ils ont d'abord produit des pulsations de 30 fs. Les ondes électromagnétiques de la pulsation ont été compressées jusqu'à 6 fs. Ces pulsations ont été ensuite envoyées dans un gaz noble de type néon. La réaction à permis au gaz de produire des pulsations de l'ordre de l'attoseconde. Pour finir celles-ci ont été utilisées pour analyser les pulsations du laser.
L'utilisation d'un gaz noble est liée au fait que ce sont les gaz dont les atomes résistent le mieux à l'ionisation (perte d'électrons). Or ce sont les électrons qui par leurs excitations produisent les photons des pulsations attosecondes. S'ils s'en allaient, la pulsation ne serait pas suffisante pour être caractérisée.
Cette expérience a deux conséquences. La première de mieux connaître les pulsations produites par un femtolaser et donc permettre encore leur amélioration. La seconde c'est de pouvoir exploiter des pulsations attosecondes. Si une échelle de temps femtoseconde permet d'étudier la dynamique des molécules (par exemple), une échelle attoseconde permettrait peut-être l'analyse dynamique des atomes.
L'expérience semble donc importante et aura a priori des conséquences en ouvrant de nouvelles voies de recherche dans le domaine des lasers à très courte impulsion ainsi que l'analyse dynamique de la matière.
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Par JF Maquiné le 03 Janvier 2007 |    | |
Officiellement Vista a été lancé pour les entreprises le 30 novembre 2006. Toujours officiellement, Vista sera lancé pour le grand public le 30 janvier 2007. On pouvait penser que cette sortie en entreprise donnerait un peu le ton pour savoir si le lancement grand public allait fonctionner. Et bien pas du tout. Certaines entreprises ont bien reçu des Vista mais se gardent bien d'y toucher. La raison est simple. Le calendrier des sociétés, proposant des périphériques ou pièces informatiques et donc des drivers et des firmwares, est calé sur la sortie grand public au mieux. Déjà que dans une planification d'installation, on ne s'amuse pas avec des drivers trop jeunes, alors pensez donc, des bêta ! Comme quoi cette sortie de Vista en novembre était vraiment un non sens pour les utilisateurs.
Ce qui est intéressant dans ce constat c'est l'affirmation de l'importance des drivers, même pour une société et un produit comme Microsoft Windows. Et si on fait de suite un parallèle avec Linux, on comprend mieux tout de suite les difficultés que ce système d'exploitation a à percer. On peut faire le plus beau, le meilleur système du monde, avoir les plus beaux, les meilleurs outils de l'univers, sans drivers c'est la poisse ! Il ne faut pas seulement plus de drivers, donc que les entreprises lâchent du lest, mais aussi qu'ils soient au même niveau de fonctionnalité que sous Windows avec son même niveau d'accessibilité.
En fait le problème du manque de drivers, ou de drivers insuffisamment optimisés, est connu. Mais ce que montre l'actualité de Windows, c'est que c'est un problème primodial. Si la communauté Linux ne résoud pas ce problème, Linux restera confiné à des niches. Vous pouvez tourner le problème dans tous les sens, vous reviendrez toujours au même problème, les drivers.
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Par JF Maquiné le 02 Janvier 2007 |    | |
Pour les neurones
La technologie Direct Methanol Fuel Cell est une concurrente de la Proton Exchange Membrane Fuel CELL. Les deux étant actuellement celles qui ont le vent en poupe pour les appareils à faible consommation d'énergie (appareil mobile essentiellement). La technologie PEM utilise de l'hydrogène au lieu du méthanol ce qui évite l'opération de reformage. Le reformage est l'opération qui consiste à séparer l'hydrogène et l'oxygène de molécules composées de carbone, d'hydrogène et d'oxygène comme c'est souvent le cas des produits pétroliers. Le désavantage du DMFC est de nécessiter plus de catalyseur au platinium. Un métal très cher. De plus, la réaction chimique CH3OH + 3/2 O2 => CO2 + 2 H2O nous indique la production de CO 2 ce qui n'est clairement pas le sens à prendre actuellement. Un catalyseur a pour fonction d'augmenter la vitesse de réaction entre différents composants sans altérer les composants résultants. C'est le cas du platinum dans de nombreuses opérations chimiques. Il peut accélérer jusqu'à un facteur 100 la vitesse des réactions dans les piles à combustible. Malheureusement l'avenir des piles à combustible devra se faire sans lui à cause de son prix en tant que métal rare.
Samsung a annoncé fin décembre une nouvelle évolution de sa pile à combustible basée sur la technologie DMFC (Direct Methanol Fuel Cell) permettant à un ultra-portable Q35 de chez Samsung de fonctionner 1 mois en utilisation courante sans recharger. Trois chiffres caractérisent cette nouvelle pile à combustible. Le premier est 1200 Wh, le second 20 watt de puissance en sortie. Le troisième chiffre est 650 Wh/l. Le premier représente la quantité d'énergie que contient la pile, c'est beacoup mais elle est assez grosse pour un ultra-portable. Le second est sa capacité maximum de puissance. 20 watt ce n'est pas énorme. Un ultra-portable bien équipé va consommer plus de 20 watt à certains moments. Le dernier nous donne la densité d'énergie et une indication sur le rendement. Là c'est pas mal du tout. Selon Samsung c'est 4 fois plus que ce que fait la concurrence. Ca reste à voir mais le rendement est meilleur que précédemment. Il se situe à environ 20% avec 650 Wh/L. Il y a donc de la marge de progression. Cette technologie fait l'objet de nombreuses recherches justement à cause de son potentiel.
Il faut toutefois relativiser l'intérêt d'une telle annonce, ainsi que la réalité d'un succès potentiel. La première est économique. Comme de nombreuses piles à combustible, la technologie DMFC utilise un catalyseur composé de platine. Or ce métal est très cher. Le coût risque de ne pas chuter avant qu'on remplace ce catalyseur. Le second point négatif est que la technologie DMFC produit du CO2. Or si toutes les piles à combustible produisent de l'eau, toutes ne produisent pas de CO2.
Si je trouve l'annonce de Samsung intéressante et montre les progrès réalisés, je doute que ceux-ci soient encore suffisants pour permettre une exploitation et surtout je doute que toute technologie utilisant du platinium comme catalyseur, ou tout matériau onéreux empêchant une baisse drastique des prix, ait un avenir auprès du grand public que ça soit pour les voitures ou les appareils mobiles.
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Par JF Maquiné le 31 Décembre 2006 |    | |
La norme CSS est née le 17 décembre 1996, soit environ une dizaine d'années. CSS signifie Cascade Style Sheet (feuille de style en cascade). L'idée fondamentale du CSS qui a présidé à sa conception était de séparer les commandes de présentation du texte, du texte lui-même. Autrement dit, séparer le contenant du contenu. Mais les débuts de CSS sont loin d'être idyliques. CSS 1 arrive en pleine guerre entre Netscape, grand leader, et Microsoft totalement dépassé mais commençant à se rendre compte de l'erreur qu'ils ont commise en sous-estimant l'importance des navigateurs. Pour les neurones Les styles sont regroupés entre les balises , elles-mêmes situées entre les balises <head> ... </head> On peut affecter des styles à une balise particulière comme avec span.haut {text-align:justify; color:#440000; font-size: 12px; }. On nomme 'haut' la class de la balise span. On peut créer plusieurs class pour la même balise. pour utiliser la class, il suffit lors de l'appel de la balise de faire ceci <span class="haut"> ... </span>. On peut aussi créer des class utilisables par toutes les balises. Il suffit d'écrire alors simplement .haut {text-align:justify; color:#440000; font-size: 12px; }. Elle s'utilise de la même manière en utilisant le terme class. On peut aussi créer des sous-classes. Elles permettent entre autre de faire des exceptions aux styles d'une class. On les déclare ainsi : #grand {font-size: 18px;} et on les utilise comme ça : <span class="haut" id="grand"> ... </span>. Bien qu'il soit recommandé de mettre ces déclarations dans un fichier, ce n'est pas une obligation. De la même manière on peut utiliser localement des styles grâce au paramètre style. <span style="text-align:justify; font-size: 12px;"> ... </span>Les CSS servent autant à définir les contenus que les contenants. C'est l'époque où Javascript domine. Un langage de type objet servant à enrichir considérablement les possibilités du langage HTML. Evidemment CSS n'apparaît pas seulement comme redondant mais aussi complètement dépassé comparé à Javascript. Il faut bien comprendre qu'à l'époque tout le monde ne jure que par Javascript et que Microsoft avait à coeur de le réécrire sous le doux nom de jscript. Les commandes des deux différent parfois par un simple tiret, et cela rendait très folklorique la compatibilité d'un site pour Netscape et Microsoft. C'est aussi l'époque où les commandes HTM étaient encore écrites en majuscule, les guillemets étaient le plus souvent oubliés et voire inexistants pour les valeurs des paramètres des commandes HTML. CSS est né dans un monde très différent de celui qu'on connait aujourd'hui pour le développement des pages web.
 A partir de là, dire que le succès de CSS est dû à son idée géniale et simple de séparer le contenu du contenant ce serait faire abstraction de l'histoire des navigateurs. L'histoire on la connait. Microsoft a parié sur un modèle économique basé sur la gratuité de son navigateur. Cela peut paraitre évident aujourd'hui mais à l'époque le modèle économique courant pour les navigateurs était de les payer. Bien sûr, Microsoft a pu faire ça grâce à ses moyens. Moyens dont ne disposait pas Netscape. La suite on la connait aussi. Netscape disparu, Microsoft n'ayant plus de vrai concurrent, commença à se désintéresser des navigateurs et c'est péniblement qu'il sont arrivés à une version 6. Il fallut attendre la percée de Firefox pour que Microsoft se réveille.
Avant de terminer ce paragraphe, je souhaiterais citer le livre 'Programmation HTML et Javascript' chez Eyrolles de 1998. Chapite 11 : Les feuilles de styles Il faut être prudent en les utilisant (les CSS) d'autant que lors de l'installation de leur browser, Netscape et Microsoft désactivent par défaut l'utilisation des feuilles de styles.Maintenant nous sommes à l'ère du CSS 2.1 et bientôt CSS3 et beaucoup ne jurent que par lui. C'est oublier un peu vite qu'il existe des critiques, Il ne s'agit pas spécialement de points de détails, mais de la direction d'ensemble. En particulier la gestion des box (boite) avec div est loin d'être intuitive et généraliste. C'est d'autant plus étonnant qu'il existe depuis la fin des années 1980 un logiciel comme wordperfect qui permettait de faire de manière assez intuitive une présentation par boite parfois très sophistiquée assez simple. Tout le monde maintenant utilise une interface graphique et souvent WYSIWYG (What You See Is What You Get), mais à l'époque on le faisait encore avec des commandes. Dommage que les têtes pensantes du CSS ne s'en soient pas inspirés.
Mais bon les choses changent et il faut s'y adapter. La page que vous lisez est même validée CSS, comme quoi on peut être critique à accepter les changements :D.
Il n'en reste pas moins que l'avenir est à CSS3 et que celui-ci risque de faire du bruit. Il existe depuis CSS2 une tendance à vouloir imposer l'utilisation des commandes box (commande div) en lieu et place des tableaux (commande table). Il se pourrait que CSS3 permette de trancher définitivement cette question par l'utilisation des Advanced Layout Module qui consistent à couper et organiser la page en zone. Malheureusement il faut savoir rester pragmatique quand on fait office aussi de webmaster. Ainsi l'adoption du CSS3 sera grandement dépendant de son adoption par les grands navigateurs dont Internet Explorer, et là rien n'est gagné pour 2007.
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Par JF Maquiné le 30 Décembre 2006 |    | |
Pour les neurones La puissance d'une éolienne dépend de la surface que balaient les pales et suit une loi quadratique (le carré de la taille d'une pale). Si on se base sur une taille de 50 mètres, une pale de 100 mètres permettrait un quadruplement de la puissance. La puissance dépend aussi de la vitesse du vent. Ici c'est proportionnel au cube de la vitesse du vent. L' énergie cinétique du vent est transformée en énergie mécanique par le rotor, puis en énergie électrique par l'alternateur. La vitesse de rotation dite nominale est d'environ 15 trs/min. Cette vitesse est multipliée par 100 environ par un multiplicateur avant d'être transformée en courant. La tension du courant produit par l'alternateur d'une éolienne varie de 500 à 1000 volts. Il monte à une valeur de 20000 à 100000 volts par un transformateur intégré à l'éolienne pour être transporté sur de grandes distances. La tension finale dépend du type de l'éolienne et de la distance à parcourir. En fonctionnement, l'éolienne accepte une vitesse du vent allant de 10 km/h à 90 km/h. 89 mètres de haut, 126 mètres de diamètre pour les pales, nouvelle géométrie et matériaux composites à base de fibres de carbone / verre et arbre de transmission creux pour des gains de poids. 5 mégawatt de production de courant par éolienne. 200 éoliennes pour 1000 mégawatt, soit les capacités d'un réacteur nucléaire. Ces chiffres spectaculaires sont ceux de la nouvelle génération d'éoliennes nommée 5M de Repower, une société allemande et du projet de parc éolien au large d'Aberdeen.
 La 5M affiche des performances exceptionnelles de par sa taille et cette taille est liée au fait qu'elle sera offshore c'est-à-dire en mer. Elle pourra s'installer sur des bas fond jusqu'à 70 mètres donc suffisamment éloignée des terres pour ne pas générer de gêne visuelle. Les 5M, outre leur gigantisme, disposent chacune d'un héliport pour les interventions sur les parties mécaniques et électriques. L'ensemble des éléments est conçu avec des caractéristiques et des matériaux de haute qualité pour limiter les interventions et disposer d'une durée de vie importante. Usure mécanique des pales, résistance exceptionnelle à la corrosion, doublement de sécurité de certaines pièces, ...
Le projet Béatrice Les 5M ont été testées onshore (sur terre), il fallait les tester offshore. C'est l'objectif du projet Béatrice. Consistant en deux éoliennes 5M offshores à des profondeurs de 40 mètres, elles ont pour mission d'alimenter une plateforme pétrolière du nom de Béatrice d'où le nom du projet. Outre l'ironie du projet (alimenter par une énergie renouvelable une plateforme d'énergie fossile) l'objectif est de tester une nouvelle méthode d'implantation d'éoliennes offshores. L'éolienne est montée sur terre, amenée par barge sur le lieu. Couplée à un treillis léger servant de tour qui sera la partie immergée. Cela permettra de tester la validité des choix technologiques et la durée de vie de l'éolienne durant un test de 5 ans.
 Beatrice est soutenue par l'Europe à travers le projet DOWNInD (Distant Offshore Wind farms with No Visual Impact in Deepwater) qui vise à promouvoir des projets mettant en oeuvre des technologies pour la construction viable et fiable de projets offshores. Cela montre aussi indirectement à quel point les projets de parc d'éoliennes sont soumis à celui d'impact visuel.
Béatrice n'est qu'un essai pour un projet beaucoup plus ambitieux qui consiste à alimenter la ville l'Aberdeen (nord-est de l'Ecosse) de plus de 200 000 habitants par un parc de 200 éoliennes M5 offshores.
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Par JF Maquiné le 28 Décembre 2006 |    | |
Le télescope CoRoT a été lancé mercredi 27 décembre à 14h23 (GMT) par une fusée Soyouz nouvelle génération à partir du site de Baïkonour (Kazakhstan). La mise en orbite a une altitude de 827 km s'est déroulée parfaitement. Le télescope sera rapidement opérationnel pour sa double mission. D'une part mieux comprendre le fonctionnement interne des étoiles autres que notre Soleil, d'autre part découvrir des exoplanètes. La particularité de CoRoT dans ce domaine sera de pouvoir distinguer des planètes beaucoup plus petites que celles qu'on peut détecter depuis le sol et avec une orbite plus proche de leur étoile. Effectivement plus une exoplanète est proche de son étoile, plus celle-ci perturbe faiblement l'information lumineuse et moins elle est massive (proche de la taille de la Terre) moins elle perturbe l'information gravitationnelle. Il fallait donc augmenter considérablement la précision des mesures pour observer plus d'exoplanètes ce qu'est à même de faire le télescope spatiale CoRoT comparé aux stations au sol. De par sa position autour de la Terre, CoRoT observera préférentiellement le centre de la galaxie et son anti-centre (le bord de la galaxie sur une ligne passant par son centre et la Terre). CoRoT disposera d'une précision jusqu'à 100 fois supérieure aux stations au sol.
 Si pour le grand public la découverte d'exoplanètes est plus parlante et que CoRoT compte découvrir quelques dizaines de nouvelles exoplanètes sur les 220 (environ) connues à ce jour, la compréhension du coeur des étoiles n'en est pas moins importante scientifiquement parlant. C'est à l'intérieur des étoiles que se produisent des réactions de fusion qui produisent quelques uns des éléments de base de l'univers nécessaires à la vie. Pour les neurones Pour la détection des exoplanètes, CoRoT utilisera la méthode des transits complétée par celle des vitesses radiales. La méthode des transits : Celle-ci consiste à observer une étoile et à calculer la moindre variation dans sa luminosité. Cette variation indique le passage d'une planète qui orbite autour d'elle. Grâce à cette méthode, on obtient le rayon de l'exoplanète. La méthode des vitesses radiales : Elle consiste en l'analyse des spectres lumineux de l'étoile qui varient légèrement dû à un déplacement de l'étoile. Ce déplacement est du aux perturbations gravitationnelles d'une planète. L'étoile s'approche et s'éloigne périodiquement de l'observateur (le télescope). Cette méthode permet la détermination de la masse minimum de la ou des planètes orbitant dans le même plan. A partir de la masse des exoplanètes et leur taille, on a une connaissance de la dynamique du système planétaire ainsi que de la structure des exoplanètes (telluriques ou non). Au début des années 1990, CoRoT est conçu uniquement dans l'objectif d'analyser le coeur des étoiles. Son nom vient alors de Convection et RoTation. En 1995 est découverte la première exoplanète. De par sa précision et les technologies qu'il embarque CoRoT devient aussi une pièce de choix pour être le premier télescope spatial adapté à la recherche d'exoplanètes. L'acronyme de CoRoT devient Convection, Rotation et Transits planétaires. Mais l'ajout de ce deuxième objectif n'a pas une histoire aussi idyllique. CoRoT était frappé de réductions budgétaires qui pouvaient mettre un terme à la mission. Deux choses ont sauvé CoRoT d'une mort prématurée. L'insistance lourde des chercheurs pour faire aboutir CoRoT et l'adjonction d'une mission complémentaire, la recherche d'exoplanètes. Il faut savoir que les européens et en particulier les français sont à la pointe dans ce domaine et comptent bien devenir leader avec CoRoT. Le projet est aujourd'hui financé à 75% par la France.
CoRoT est composé de 3 parties. Le télescope équipé d'une optique de 27 cm de diamètre, Les baffles qui ont pour fonction de limiter la pollution lumineuse en provenance de la Terre et le socle commun Proteus qui assume les fonctions de production et distribution d'énergie ainsi que la propulsion pour les corrections de trajectoire. Proteus est utilisé pour la troisième fois sur un satellite, il ressemble à un gros cube sur lequel se déploient les panneaux solaires. Le télescope peut lui-même être décomposé en 3 parties. L'optique, la caméra et la partie logiciel. Les données brutes sont envoyées quotidiennement pour être traitées par des calculateurs, puis distribuées en premier aux équipes participant directement au projet et après publication dans des revues des découvertes, données au public pour une partie des images.
La précision de CoRoT comparée aux stations au sol s'explique en grande partie par le fait de l'absence de pertubation atmosphérique et une pollution lumineuse bien plus faible, bien qu'existante. Mais un autre avantage est à considérer. CoRoT pourra observer sur une durée de 150 jours d'affilé si nécessaire la même zone de l'espace. Cela permet de pouvoir détecter des exoplanètes orbitant lentement autour de leur étoile. Avec la rotation de la Terre, les stations au sol sont très limitées dans ce domaine.
Les scientifiques considèrent CoRoT comme la première génération de télescope d'exoplanètes. La prochaine génération sera symbolisée par Kepler, un télescope spatial américain qui disposera non seulement d'une plus grande précision mais orbitera autour du Soleil. La précision accrue lui confère la possibilité de détecter des planètes de la taille de la Terre (CoRot au mieux peut détecter des planètes de 2 à 3 fois la taille de la Terre) et sa position autour du Soleil lui permettra d'observer des zones de la galaxie pendant plus d'un an si nécessaire. Toutefois la mise en service de Kepler n'aura pas lieu au mieux avant 2008 ce qui laisse à CoRoT le temps de faire de magnifiques découvertes. Kepler pourra aussi se baser sur les résultats de CoRoT pour choisir des systèmes planétaires dignes d'intérêt. Il y aura donc complémentarité des deux télescopes. Par la suite ce sont des projets tels que Gaia et Darwin qui prendront le relais.
 Sources et liens utiles : |

YOUM (analyseur syntaxique temps réel) | Nombre de définitions trouvées 72 Multi-dico par texte : actif - Multi-mots par définition : 4
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