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Transistors au carbone. Enfin un 'proof of concept'
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Certaines structures carbonées nanométriques offrent des propriétés électriques plus intéressantes que les conducteurs classiques de type cuivre ou que les semiconducteurs. C'est le cas par exemple du graphène qui est un assemblage d'hexagones d'atomes de carbone sur un même plan. Ces plans assemblés forment le graphite. Ce n'est qu'avec l'avènement des nanotechnologies que l'on arrive à produire synthétiquement le graphène et donc à le manipuler.

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Il a été prouvé théoriquement que le graphène pouvait être utilisé comme transistor, mais on ne connaissait aucune méthode permettant de réaliser la théorie. Les Anglais parlent de Proof of concept, c'est-à-dire d'une preuve de validité d'une concept théorique. C'est un chercheur de Stanford, Hongjue Dai, qui a réalisé cette preuve.

Le principal problème dans la réalisation d'un transistor au carbone est le ratio On-Off, c'est-à-dire la différence de courant traversant le transistor lorsqu'il est en position On et en position Off. Il faut un rapport très important pour utiliser un matériau comme transistor sinon il est difficile de différencier électroniquement si le transistor est en état on ou off. Ce chercheur a trouvé un moyen de fabrication permettant d'avoir un rapport de 100 000:1 contre 30:1 avec les procédés précédents.

Le procédé n'est pas industrialisable et ce n'est pas son but. Mais ces travaux ont permis de faire un pas vers ce qui pourrait être une nouvelle révolution de l'informatique à savoir un début de remplacement du silicium par du carbone qui est l'un des produits les plus répandus sur notre planète.

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Le prix Turing à un chercheur français
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Le prix Turing est considéré par certains comme l'équivalent du prix Nobel, puisqu'il n'y a pas de prix Nobel d'informatique. Ce prix est décerné tous les ans par l'ACM (Association for Computing Machinery) à un chercheur dont les travaux ont marqué l'informatique par leur importance et leur durée.

Cette année le prix est allé à deux Américains Edmund Clarke (Carnegie Mellon University, USA) et Allen Emerson (University of Texas, Austin, USA) et pour la première fois à un Français, Joseph Sifakis.

Leurs travaux portent sur le « Model Checking ». Une méthode algorithmique qui permet de contrôler automatiquement qu'une application répond à certains critères de fiabilité, sécurité, ... Cette méthode est aujourd'hui utilisée par tous les grands concepteurs de circuits imprimés et de logiciels.

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Intel Itanium Tukwila : 2 milliards de transistors
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Oyez, Oyez bonnes gens. Intel annonce par la présente la sortie au premier trimestre 2008 d'un microprocesseur pour serveur de 2 milliards de transistors gravé en 65 nm et nommé Tukwila. Oyez, Oyez bonnes gens dormez bien.

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Cette annonce a été faite à l'International Solid State Circuits Conference qui a eu lieu cette semaine à San Francisco (USA - Californie). Cette annonce est un effet de manche basé sur le chiffre rond de 2 milliards mais rien d'exceptionnel. Effectivement depuis novembre 2007, Intel propose un Itanium 9150M Montvale disposant aussi de 30 Mo de cache composé de 1,7 milliards de transistors. Les différences sont que le Tukwila est fabriqué avec un process en 65 nm contre 90 nm et contient quatre cores contre deux.

Donc dans cette annonce ce qui est intéressant c'est surtout que le nombre de core est doublé. Par contre l'absence d'améliorations des cores lors du changement de gravure ne semblent pas justifier une annonce à elle seule. Avec des concurrents aussi actifs que Sun avec son processeur Niagara et IBM avec son Power6 c'est assez étonnant. Intel a donc fait le minimum syndical. On peut s'interroger. La société Intel croit-elle encore dans son Itanium ?

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NVidia rachète PhysX. Est-ce utile ?
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Le rachat effectué par Nvidia de la société Ageai concepteur du processeur et du moteur de physique PhysX est intimement lié à l'état de la concurrence et de l'évolution du marché de la 3D. Domaine qui est le premier métier de Nvidia. Voici quelques points de repère pour comprendre le rachat.

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1) Ageia est connue pour avoir développée un processeur spécialisé dans les calculs de physique. Ce processeur était commercialement proposé sous la forme d'une carte d'extension comme peuvent l'être les cartes son. La commercialisation de cette carte n'a pas fonctionné. D'une part à cause de son prix qui approchait les 250€ à son lancement (Environ : 130€ actuellement) et d'autre part du faible nombre de jeux qui l'exploitaient réellement.

2) La physique dont il est question ici est la physique d'interaction. Comment flotte un bidon (interaction bidon / eau), comment rebondit une grenade (interaction grenade / sol), etc. Cela demande de nombreux calculs. Il existe aussi une physique d'effets spéciaux qui est réalisée par la carte graphique elle-même. Par exemple lors d'une explosion, la carte graphique peut générer de nombreux débris, mais ceux-ci n'auront pas d'interaction avec le décor. Il y a eu une confusion entre ces deux physiques car, au moment où on commençait à en parler, les sociétés travaillant sur les moteurs physiques d'interaction ont travaillé sur des physiques d'effets et les sociétés de processeur 3D annonçaient des librairies de programmation pour faire exécuter la physique d'interaction par leur processeur 3D.

3) Le concurrent du moteur PhysX est Havok. C'est ce moteur qui est utilisé par Half-Life. Havok a été racheté par Intel. Des rumeurs persistantes disent que Intel va revenir dans la course au processeur 3D installé sur des cartes concernant au moins la moyenne gamme. Intel serait alors le premier concurrent de Nvidia.

4) DirectX 11 devrait intégrer des fonctionnalités de physique. Ce qui va permettre une standardisation du domaine. En rachetant Havok Intel aura son mot à dire plus que les autres, en rachetant Ageia, Nvidia s'octroie aussi le droit de peser plus lourdement sur DirectX 11. Il faut le rappeler, les développements de DirectX ces dernières années se sont toujours fait en étroite concertation avec les fabricants de cartes 3D.

5) Il existe une relation entre les métiers liés aux graphismes 3D et aux calculs physiques. Les deux exploitent massivement les calculs parallèles. De fait, il n'est pas si étonnant que cela qu'une société versée dans la 3D, puisse investir dans la physique. Il y a des points communs.

Le rachat d'Ageia par Nvidia est-il nécessaire ? Avec le rachat du concurrent Havok par Intel puis l'intégration possible d'une gestion de la physique dans DirectX, le rachat de d'Ageia par NVidia suit une certaine logique de stratégie concurrentielle. A savoir ne jamais laisser la possibilité à un concurrent de vous distancer dans la course technologique.

Ce qui est intéressant est que ce qui définit le métier de sociétés comme Nvidia semble changer. Ces sociétés ne doivent plus seulement gérer l'affichage d'effets graphiques mais de plus en plus tout ce qui se passe à l'écran. Leur métier s'élargit aussi avec l'arrivée du multi-core dans le domaine de la 3D et l'intégration de core de graphisme 3D dans les microprocesseurs. On peut s'interroger sur la position qui sera celle de Nvidia dans quelques années. Un marché de niche dans le haut de gamme ? Dans les consoles ?

Entre les nouvelles ambitions d'Intel, le rachat d'ATI par AMD, l'arrivée de la physique dans DirectX, du projet Fusion d'AMD, de Larrabe d'Intel, du Crossfire-multiprocesseur, etc Nvidia est pris en tenaille sur de nombreux fronts même si cette pression n'est pas encore très apparente. Nvidia va devoir fortement innover.

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Microsoft souhaite racheter Yahoo! pour 44,6 milliards de dollars. Est-ce raisonnable ?
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Microsoft est en difficulté face à Google dans le domaine des moteurs de recherche qui permettent de drainer une grande quantité de publicité. La stratégie de débaucher le personnel compétent du concurrent n'a pas fonctionné. La stratégie marketing de faire croire que Microsoft propose un meilleur outil (Live) ne fonctionne pas car il est très facile pour tout le monde de voir qui est le meilleur. Il reste la stratégie de rachat de société du même secteur pour une supériorité numérique et de part de marché. C'est cette dernière tentative qu'essaie Microsoft avec la proposition de rachat de Yahoo!. Mais cela coûte très cher. En fait il s'agit du rachat le plus important dans l'histoire de Microsoft et c'est un rachat à haut risque.

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Mais quelques soient les manoeuvres de Microsoft, la guerre entre Google et Microsoft se gagnera au final sur les capacités technologiques respectives des deux sociétés. Donc, avec le rachat de Yahoo!, Microsoft vise plus à récupérer les compétences humaines, les brevets technologiques et les outils que de simples parts de marché. Mais cela sera-t-il suffisant ? Il est possible que non et c'est là où ce rachat parait risqué. On peut même dire déraisonnable car même pour Microsoft 44,6 milliards de dollars c'est une somme colossale pour un rachat.

Il faut quand même se rappeler que ce n'est pas la première fois que Yahoo est confronté à une volonté de Microsoft de les racheter, mais c'est la première fois que cette offre est aussi sérieuse. Or Yahoo a toujours tout fait pour éviter ce rachat d'autant plus qu'elle n'a pas à y gagner.

Il faut quand même noter que Live, le moteur de recherche de Microsoft, a fait en 2007 de remarquable progrès. Encore un progrès de ce genre en 2008, et Live pourrait bien être à la hauteur de Google.

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Windows Vista. Sortie annoncée du Service Pack 1 (SP1)
matière Par JF Maquiné le 10 Février 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Le lancement de Windows Vista ne s'est pas déroulé comme il aurait du quoiqu'en dise Microsoft. La sortie de ce premier pack de mise à jour devrait améliorer significativement les choses. Ce pack inclut non seulement les mises à jour publiées jusqu'ici, mais aussi des modifications de fonctions systèmes. Les modifications concernent entre autre l'augmentation de la compatibilité avec des applications non développées à l'origine pour Windows Vista (mais sur un Windows quand même), la vitesse de fonctionnement (il vaudrait mieux peut-être parler de réactivité que de vitesse pure) et la sécurité.

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Le pack SP1 sera disponible en téléchargement mi-février selon PC-Inpact, mais des problèmes avec la gestion des pilotes auraient reporté sa sortie à mi-mars selon Clubic.Par contre il n'est pas clair si le pack pourra être installé de immédiatement. La disponibilité à l'achat de Vista basé sur le SP1, est quant à elle, prévue pour fin mars, début avril.

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Faut-il racheter AMD ?
matière Par JF Maquiné le 28 Janvier 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Suite à une succession d'erreurs de stratégie AMD se retrouve en position de proie et beaucoup s'interroge sur le prédateur qui pourrait croquer AMD. On parle d'IBM évidemment, mais aussi de Texas Instrument qui bien que moins connu du grand public est un grand de la fabrication de puce informatique.

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Mais serait-ce véritablement une bonne opération, voire une opération souhaitable ? La société AMD a racheté ATI, le concepteur de processeur graphique, parce qu'elle avait un projet nommé Fusion et on peut estimer qu'une partie de son avenir est basé sur ce concept. Un prédateur ne serait pas aussi impliqué dans ce projet fondamental pour la survie d'AMD. On peut malheureusement penser que si rachat il y a, Fusion ne sera pas correctement mené à terme. La solution la plus viable pour le prédateur sera alors de vendre par parcelles AMD.

Même si on peut fortement critiquer AMD pour sa gestion, voire disparaître cette société pourrait avoir des effets indésirables à long terme dans la dynamique d'évolution des microprocesseurs grand public.

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L'apparition d'informations sur Windows Seven n'est-elle pas étrange ?
matière Par JF Maquiné le 28 Janvier 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Ces derniers jours sont apparus, sur la toile, des screenshots du successeur de Windows Vista, nommé Windows Seven (voir annexe pour la numérotation). C'est étrange car cela se produit juste quelques semaines avant la sortie du premier pack de mise à jour de Windows Vista. Pack très attendu selon certains analystes afin de convaincre encore le très grand nombre d'utilisateurs de Windows XP de passer sous Vista. Donc au moment même ou Microsoft se débat à convaincre de l'intérêt de Windows Six (Vista) des informations circulent déjà sur son successeur. Etonnant !

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On peut s'interroger. La fuite provient-elle de Microsoft et dans ce cas s'agit-il d'une fuite sciemment organisée ou d'une bévue ? D'un concurrent qui voudrait rendre la vie un peu plus dure à Vista et à Microsoft ? Impossible de se prononcer, mais cela va mettre encore un peu plus le doute dans l'intérêt de passer à Windows Vista et plus grave encore va poser le problème de la pérénnité pour les entreprises qui ont choisi Vista.

On peut aussi s'interroger sur le contenu de Windows Seven. La société Microsoft va t'elle se contenter de corriger des défauts de jeunesse de Vista ou y intégrer de réelles avancées technologiques qui font défaut à Vista ? On pense évidemment a un nouveau système de gestion de fichier dont Vista devait être doté et qui fut abandonné en court de projet. On pense à un système de recherche interne plus en accord avec les capacités technologiques actuelles et donc beaucoup plus performant en termes de pertinence et de rapidité. Par contre, il semblerait que Windows Seven tente d'aller encore plus loin en termes de sécurité en codant totalement les informations et leur système de classement. Il pourrait aussi disposer d'un micro-noyau plus compatible avec les besoins pour les systèmes mobiles. Mais ne nous emballons pas. Microsoft est coutumier pour générer des déceptions pour la réalisation de ses systèmes Windows.

Que devrait contenir Windows Seven selon vous ?

Complément : 2 jours après l'écriture de cette actualité, Microsoft aurait corrigé le tir en affirmant que Windows Seven ne serait pas commercialisé avant 2010/2011. Corriger le tir est une façon de parler car d'une part le mal est fait d'autre part Microsoft ne semble pas vouloir s'arrêter de parler de Windows Seven. A un moment aussi crucial pour Windows Vista cela reste particulièrement étonnant.

Annexe : Les Windows grand public actuels sont basés sur la technologie NT pour « New Technologie ». Windows 2000 est Windows NT 5. Il est la fusion de Windows NT 4, de DirectX et d'éléments de l'interface Windows 9X. Windows XP est Windows NT 5.1. Windows server 2003 est Windows NT 5.2. Windows Vista est Windows NT 6.0. Windows Seven est donc bien le successeur de Windows Vista.

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Supercalculateur : la position de la France est-elle acceptable ?
matière Par JF Maquiné le 22 Janvier 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Deux fois par an, le site TOP500 effectue un classement des 500 supercalculateurs les plus puissants de la planète. Le premier supercalculateur français arrive en 19ème place (supercalculateur du CEA) bien que celui-ci n'ait qu'un an d'existence. On sait aujourd'hui que l'utilisation de supercalculateurs par des entreprises est un argument pour des futurs gros clients car ils renforcent la pertinence des choix technologiques d'une entreprise qui souhaite vendre ses technologies. De même les supercalculateurs dénotent le dynamisme de recherche en ingénierie. En prenant en compte cela, peut-on considérer le rang de la France comme raisonnable ?

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Certes les Américains dominent ce classement. Ainsi parmi les 50 premiers supercalculateurs 31 sont américains, mais deux sont suédois (5ème et 23ème place) et quatre allemands (2ème, 15ème, 28ème et 40ème place). Notre recherche et notre industrie sont-elles en si mauvaise posture pour que la Suède et l'Allemagne fassent à ce point mieux que nous ? Je ne saurais répondre à cette question, mais il est clair que ces deux pays sont animés d'un dynamisme dont nous Français nous ne faisons que parler. Sauvons la recherche, investissons, réformons les universités, débarrassons les chercheurs de la bureaucratie, ... Ces mots, ne les avez-vous pas entendu et entendu encore ces trois dernières années ?

L'investissement dans les supercalculateurs peut se réaliser selon deux critères. Investir dans des supercalculateurs juste pour remonter dans le classement du Top500 ou investir dans des supercalculateurs en fonction des besoins. Bien que le deuxième choix soit plus rationnel, il s'agit en fait d'un choix de gestion coupé de la réalité humaine. En effet, plus on met de moyens de calcul performants à disposition des chercheurs, plus ils seront intéressés à les utiliser. Bien sûr il y a un effet de saturation, mais dans la situation actuelle, nous en sommes tellement éloignés que cet effet n'a aucune importance. Il faut prendre conscience que le déficit est tel que les chercheurs organisent leurs besoins pour fonctionner sans supercalculateur, voire sans calculateur tout court.

Pour combler ces lacunes, deux types de projets pourraient avoir un impact positif. Le premier de type Tera-10 consiste à mettre à disposition un important supercalculateur. Cela revient en somme à redistribuer la puissance de calcul à qui le souhaite. De plus, l'utilisation d'un supercalculateur n'est plus dépendante de son lieu d'implantation. Cela permet d'une part de disposer d'une très grosse puissance de calcul pour quelques projets phares et d'autre part, quand ces gros projets ne sont pas en oeuvre, de permettre à une multitude de petits projets de disposer d'une puissance de calcul confortable. Puissance de calcul dont les chercheurs, travaillant sur ces projets, ne pourraient disposer dans leur unité de recherche car cela dépasserait leurs moyens. Le second projet est indirect et concerne l'autonomie des universités. Celle-ci pourrait permettre aux grandes universités d'investir dans des calculateurs dignes de ce nom. Au final, cela permettrait à leurs chercheurs de disposer de simulation pour leurs articles. Les résultats de simulation associés à des théories sont très appréciés et permettraient aux auteurs d'être plus souvent cités. Ce qui fait parti des critères d'évaluation mondiaux des chercheurs et des centres de recherches auxquels ils appartiennent.

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Repositionnement d'AMD et conséquences
matière Par JF Maquiné le 22 Janvier 2008impressionlexiquerecherchesauvagarde

Faisons un petit bilan de ce qui s'est produit pour AMD depuis les 18 derniers mois.

  • AMD ne dispose pas d'une architecture pour contrer Intel avec son core 2 Duo malgré le temps dont elle a pu disposer pour le faire.
  • AMD rachète ATI et reconnait aujourd'hui avoir payé nettement plus cher que ce qu'il aurait été raisonnable de payer.
  • Le nouveau responsable de la division graphique d'AMD un ancien d'ATI claque la porte. La raison la plus probable est à lire ci-dessous.
  • AMD se refuse à améliorer et corriger les défauts de conception du processeur R600. Ceci annonce un refus de continuer la course envers son rival NVIDIA.
  • Les performances de la nouvelle architecture d'AMD ne sont pas au rendez-vous non seulement pour l'IPC mais aussi pour les fréquences.
  • Découverte du bogue TLB occasionnant des plantages. Bogue pouvant être provisoirement patché mais avec une perte d'environ 10% des performances.
  • AMD annonce officiellement par l'intermédiaire de Dirk Meyer une baisse de ses investissements en R&D.

Il est évident qu'une telle liste n'est pas reluisante pour AMD. Mais l'objectif n'est pas de dévaloriser AMD plus que nécessaire mais plutôt de voir s'il existe une logique sous-jacente aux différents évènements et a priori il se pourrait bien qu'il y en ait effectivement une.

Comme le rappelle Hardware.fr, AMD était, avant l'Athlon, une société de second rang laissant le soin à Intel d'imposer son diktat en matière de performances. AMD était installée sur le marché des microprocesseurs pour PC de faible coût. L'idée est simple. Si vous ne faites pas la course à la performance vous n'êtes pas obligé d'investir massivement en recherche et développement, de même vous n'avez pas besoin d'utiliser les derniers procédés de fabrication, ni même de posséder vos usines. Cela vous permet d'économiser sur les coûts du microprocesseur et donc de le produire et de le proposer à moindre coût.

On peut se demander si AMD n'a pas renouvelé avec cette politique, mais sans l'annoncer, depuis au moins 1 an. Ceci expliquerait par exemple l'absence de commercialisation rapide d'une nouvelle architecture après la sortie du Core 2 Duo d'Intel. Ceci expliquerait aussi l'absence d'une mise à jour de l'architecture du R600.

Cette possible nouvelle politique pourrait avoir plusieurs conséquences. L'importance d'AMD dans les serveurs va décliner. Le futur véritable concurrent 3D de Nvidia serait Intel s'ils confirment leur retour sur le marché de la 3D haute performance. Pour les « Power User » le seul choix pour les microprocesseurs sera Intel. En somme le changement de politique d'AMD et le rachat d'ATI par ce dernier va considérablement changer le marché du PC.

Pour finir on pourrait ajouter que : ... Pendant ce temps, IBM se porte comme un charme en explosant les prévisions de bénéfices et Apple mine de rien refait son bonhomme de chemin pour les ordinateurs individuels. En informatique, il ne faut jamais se focaliser que sur l'information principale.

Et vous comment voyez-vous la politique à venir d'AMD ?

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