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Par JF Maquiné le 28 Mai 2008 |    | |
IBM va commencer à commercialiser dans les semaines qui viennent de nouveaux serveurs Blade, les QS22. Ceux-ci se distinguent surtout par l'utilisation de nouveaux processeurs CELL, nommés PowerXcell 8i. Ceux-ci se caractérisent principalement par les données suivantes :
- Gravure en 65 nm et diminution drastique de la consommation électrique.
- 5 fois les performances de calcul en double précision du CELL BE à fréquence égale.
- Gestion de la mémoire DDR2 à la place de la RAMBUS XDR
- Capacité d'adressage passant de 2 à 32 Go.
Discutons un peu de ces changements. IBM avait déjà utilisé la gravure 65 nm du CELL BE soit pour diminuer sa consommation, soit sa taille, soit pouvoir le faire fonctionner à 6 GHz. Mais le CELL BE est optimisé pour les calculs simple précision. Les scientifiques ont du penser leur logiciel pour n'utiliser la double précision que quand c'est nécessaire. Le CELL BE n'offre effectivement que 14 Gflops par PPE (Unité de calcul) de puissance de calcul en double précision comparé aux 25 Gflops pour les calculs simple précision. Des versions du PowerXcell composées de 16 et 32 PPE seraient prévues. La production de processeur en 45 nm étant proche chez IBM c'est tout à fait envisageable de les voir arriver en 2009. Le passage à la DDR2 semble surprenant vu les différences de performances en faveur de la XDR, mais la nécessité d'augmenter considérablement la mémoire et la nécessité de maintenir les coûts le plus bas possible expliqueraient ce passage à la DDR2. Celle-ci a non seulement toujours été moins coûteuse, mais ses prix sont historiquement très bas aujourd'hui.
Il reste la question des marchés d'application. Il s'agit de calcul intensif. On est donc tenté de dire qu'il s'agit de marché spécialisé, mais en fait de plus en plus d'algorithmes ont besoin de calcul intensif et donc de plus en plus d'applications. si cela semble évident pour les applications multimédias dont évidemment les jeux, rien n'empêche de penser qu'un système d'exploitation devienne une application de calcul intensif par le biais de ses systèmes de sécurité ou son moteur de recherche, de même qu'un traitement de texte pour ses analyseurs grammaticaux. Mais restons raisonnable. Dans l'immédiat le PowerXcell 8i s'adresse avant tout aux scientifiques et au marché des consoles. Avec le projet Larrabe d'Intel, l'évolution du CELL n'est pas un hasard. De même c'est dans l'année qui vient que vont se faire les décisions technologiques pour la prochaine génération de consoles de jeux, pas deux mois à l'avance vu les investissements colossaux qui sont en jeu. Ici à Onversity, on pense que Sony serait bien inspiré de capitaliser sur les investissements déjà faits par eux et par les développeurs pour la PS3, en incluant le successeur du CELL BE dans sa prochaine console de jeu. Quoiqu'il en soit une guerre est ouverte entre Intel et IBM pour le pouvoir dans le domaine des supercalculateurs et des consoles de jeu. Il est d'ores et déjà acquis qu'IBM ne remportera pas une victoire totale comme avec la présente génération de consoles de jeux. (Console / processeur : Wii / IBM, PS3 / IBM, XBOX 360 / IBM).
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 15 Avril 2008 |    | |
Tout le problème d'un moteur à combustion est de transformer l'énergie contenue dans l'essence en énergie mécanique. Plus le rendement est élevé plus la conversion est bonne. Elle est d'environ 40% pour un moteur diesel et 20% seulement pour un moteur à essence. Toutefois le moteur à essence conserve des avantages. Il est moins polluant concernant les particules, il coûte moins cher à produire et est plus léger. Avec l'obligation de pot catalytique nouvelle génération, le surcoût d'un moteur diesel d'ici quelques années est estimé à 3500€. Il n'est donc pas étonnant de continuer à voir des projets sur les moteurs à essence, même s'il faut le reconnaître ce ne sont pas eux qui ont fait le plus l'objet d'attention ces dernières années.
En termes de consommation et de confort d'utilisation, le moteur à essence souffre d'un grave défaut. Il dispose de peu de couple à bas régime. Or en ville c'est l'importance du couple qui rend les diesels si performants. L'une des raisons est un taux de compression trop faible dans les bas régimes. Effectivement le taux de compression est défini pour les meilleures plages d'utilisation du moteur à essence. Plage d'utilisation qui se situe à plusieurs milliers de tours. Le taux de compression étant fixe, cela se fait au détriment des bas régimes.
Typiquement le taux de compression est de 10:1, c'est-à-dire que le rapport de volume, quand le piston est au point haut et au point bas, est de 10. Des taux plus élevés posent souvent le problème d'auto-allumage à certains régimes.
Les tentatives pour concevoir un moteur à essence disposant d'une compression à taux variable sont fondamentales et ont été nombreuses. Il semble que beaucoup sont élégantes sur le papier mais peu réalistes en pratique. Par exemple, les solutions génèrent des frottements supérieurs et une partie du gain est absorbée.
C'est dans ce contexte que Vianney Rabhi, un ingénieur français, s'est lancé à l'assaut de ce graal. Bien lui en a pris puisqu'aujourd'hui il a rallié une quarantaine d'entreprises et qu'un prototype existe. L'idée de base est de désolidariser la bielle et le vilebrequin. Voyons cela plus en détail.
Dans les moteurs classiques, une bielle sert à transformer le mouvement de rotation du vilebrequin en un mouvement de translation pour le piston. Toutefois, en termes de frottement, la solution n'est pas idéale car le mouvement des bielles induit un très léger mouvement sur les côtés qui produit un frottement. La solution idéale serait une crémaillère. C'est ce qu'a fait Vianney Rabhi, mais pour cela il a dû trouver le moyen de désolidariser la crémaillère du vilebrequin. Une fois ceci accomplit, il ne lui restait plus qu'à permettre à la crémaillère d'avoir un battement variable. Problème à ce moment plus simple qu'avec une bielle classique.
Génial, n'est-ce pas ? Il reste évidemment à voir si tout cela peut aller plus loin que le prototype. Des problèmes secondaires auxquels on ne pense plus peuvent réapparaître avec un nouveau concept, tel que les bruitS mécaniqueS ou des vibrations trop perceptibles du moteur. Enfin on peut se demander si l'investissement massif vers des moteurs à explosion est encore d'actualité. Pour cette dernière question il ne faut pas greffer le potentiel d'évolution qu'ont eu les moteurs à explosion sur les moteurs électriques et les batteries. Il y a des projets à long terme et à court terme actuellement. À court terme, l'investissement dans des moteurs à explosion de meilleure qualité est viable. Maintenant si le baril de brut passe le cap des 250$, les priorités pourraient changer, car c'est bien le prix de ce dernier qui détermine au final quel projet doit être mis en avant ou non.
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 08 Avril 2008 |    | |
Un algorithme glouton est un algorithme qui, à chaque étape de la résolution d'un problème, fait un choix optimal dans l'espoir que le résultat final soit aussi optimal. Cela fonctionne pour certains types de problèmes ou pour des problèmes dont les paramètres permettent à l'algorithme glouton d'être optimal.
On a un exemple avec les pièces de monnaies. Vous pensez que le choix des valeurs des pièces de monnaies est fait au hasard ? En fait, elles sont choisies pour qu'un algorithme glouton soit optimal.
Comment cela fonctionne-t-il avec la monnaie ? Quand vous devez rendre de la monnaie la manière la plus efficace est de commencer par les pièces de plus grande valeur vers celles de plus petite valeur. À chaque pièce choisie correspond une étape dont la pièce ayant la plus grande valeur possible est un résultat optimal local.
Voyons un contre-exemple. Imaginez que vous n'ayez que des pièces de 6€, 4€ et 1€. Pour rendre la monnaie sur 8€, un algorithme glouton commence par donner 6€, puis il reste 2€ qui seront donnés par deux pièces de 1€, soit au total 3 pièces. Or le choix global optimal est de donner 2 pièces de 4€. L'algorithme glouton ne fonctionne pas ici car le choix des pièces de monnaies disponibles ne permet pas à un tel algorithme d'être optimal.
Sources et liens utiles :
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Magazine La Recherche n°418 d'avril 2008 - Payer avec le moins de pièces possible
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Par JF Maquiné le 08 Avril 2008 |    | |
Le carbone-14 est utilisé pour la datation. Cela a révolutionné certains métiers comme l'archéologie qui aurait du mal à s'en passer aujourd'hui. La compréhension du carbone-14 est donc essentielle. Une avancée importante a été faite, mais avant de la voir rappelons comment fonctionne la datation au carbone-14.
Le principe général se base sur le fait que le carbone-14 est radioactif avec une demi-vie de 5734 ans. Cela signifie que tous les 5734 ans la quantité de carbone-14 diminue de moitié. Le carbone-14 vient de la réaction de l'azote et de neutron provenant de l'espace. Cet apport en carbone-14 sur notre planète est relativement constant et est absorbé par les animaux et les végétaux. Le taux de carbone-14 reste relativement stable dans ces organismes. À leur mort le stockage du carbone-14 ne se fait plus, seule la désintégration du carbone-14 restant se fait. Il suffit donc de savoir soit le rapport avec le carbone-12 qui lui reste constant dans l'organisme, soit avec l'azote-14 dans lequel le carbone-14 se transmute pour obtenir l'âge de l'organisme animal ou végétal. La méthode a évolué. Jusqu'à présent on mesurait l'activité du carbone-14 présent en comptant les particules émises lors de la désintégration bêta. Récemment des techniques de comptage direct des atomes de carbone-14 et d'azote 14 ont été mises en oeuvre grâce à l'amélioration des appareils et techniques de mesure.
En tant qu'isotope du carbone-12, le carbone-14 contient deux neutrons de plus dans son noyau. Il existe d'autres isotopes du carbone-12. Le l'azote-13 et ou l'oxygène-15. Seulement voilà, leur demi-vie est de quelques minutes seulement contre plusieurs millénaires pour le carbone-14. La question que se posent depuis longtemps les scientifiques est qu'est-ce qui distingue le carbone-14 des autres isotopes du carbone pour avoir une demi-vie si différente ?
En 1954, Igal Talmi, un physicien israélien, a émis l'hypothèse que la force tenseur y serait pour quelque chose. Il faut savoir que ce qui lie les nucléons (neutron ou proton) dans un noyau est l'interaction forte. Celle-ci se décompose en deux composantes nommées la force tenseur et la force centrale. Dans le carbone-13 et 15, ces deux forces ne sont pas équilibrées favorisant l'instabilité de ces isotopes. Dans le carbone-14 les mésons qui sont les vecteurs de la force nucléaire forte varieraient de masse et, se faisant, établiraient un équilibre entre force tenseur et centrale. Ceci vient juste d'être calculé par des chercheurs de l'université Brook de New-York et semble confirmer l'hypothèse de Talmi. Il ne reste plus, comme d'habitude, qu'à confirmer la théorie et les calculs par une mesure expérimentale.
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Par JF Maquiné le 04 Avril 2008 |    | |
À 16h44, ce 3 avril, l'ATV Jules Verne s'est arrimé de manière entièrement automatique à l'ISS (ATV : Automated Transfer Vehicle, ISS : International Space Station). C'est une prouesse qui inaugure une nouvelle ère spatiale pour l'Europe. Effectivement seuls les Russes et les Américains disposaient de la technologie de rencontre spatiale jusqu'à présent. L'Europe se met à niveau et avec la manière puisque l'opération de rencontre s'est faite par guidage laser de façon entièrement automatique grâce au système informatique embarqué.
Ce succès augure aussi d'une possible continuité de fonctionnement de l'ISS. Il faut bien comprendre qu'en 2010 les Américains arrêteront le programme des navettes spatiales. Or, à l'exception de Soyouz, c'est le seul « bus » pour les astronautes de l'ISS. Avec le succès de l'ATV Jules Verne, c'est la possibilité d'utiliser ce moyen de transport non pas pour du fret mais pour des astronautes. Dans l'immédiat les astronautes de l'ISS devront purger l'air qui est à l'intérieur de la soute pressurisée de l'ATV avant d'y accéder. Cela devrait prendre 24 heures.
Jules Verne a été lancé le 9 mars 2007 à partir d'une fusée Ariane 5. C'est un cargo faisant environ 20 tonnes pour 9 tonnes de fret. Il est près de 3 fois plus gros que le précédent cargo de l'espace à savoir le cargo russe Progress. Son arrimage est entièrement automatisé. De par sa taille il dispose de propulseurs puissants qui lui permettront de rehausser l'orbite de la station spatiale vers les 400 Km au lieu des 350 Km actuels. Cela devrait se faire le 21 avril. D'un coût initial de 1,3 milliard d'euros, 4 autres ATV sont prévus pour l'instant.
Avec cet extraordinaire succès on en oublierait presque celui d'Ariane V qui a montré des capacités exceptionnelles en envoyant une charge de 20 tonnes. Cela augure de très bonnes capacités d'évolution pour l'envoi de satellites toujours plus lourds.
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Par JF Maquiné le 17 Mars 2008 |    | |
On parle de bicore, de quadri-core et bientôt d'octo-core. On s'imagine que cela va continuer sans heurt. En fait non. Le problème est l'interconnexion entre les cores. Pour deux cores, vous avez schématiquement une liaison pour les relier. Avec quatre cores, vous en avez 6 et avec huit cores 28. Pour connaître le nombre de liaisons il suffit d'appliquer la formule n(n-1) / 2 où n est le nombre de cores.Pour 64 cores il faudrait disposer de 2016 liaisons pour que chaque core puisse communiquer avec tous les autres. Ce n'est pas réaliste.
Pour résoudre ce problème on envisage d'utiliser une topologie en réseau un peu comme peuvent communiquer nos ordinateurs entre eux à travers le monde. Tous les ordinateurs du monde ne sont pas reliés entre eux directement mais à des points de regroupement, eux-mêmes reliés à d'autres points de regroupement. Ceci permet de faire baisser considérablement le nombre de connexions nécessaires pour permettre à tout ordinateur de communiquer avec tous les autres. Moyennant évidemment la disposition d'une connexion réseau et sur des réseaux ayant, à un moment ou à un autre, une communication entre eux.
Si la communication en réseau résout le problème du nombre de connexions, il en pose un nouveau celui du temps de transmission. Effectivement la communication entre deux cores n'étant plus directe, mais passant par des intermédiaires, il y a des ralentissements très importants.
Pour palier à ces ralentissements on envisage l'utilisation de procédés optiques où l'élément véhiculant l'information n'est plus l'électron, mais le photon. Les photons ont la capacité à voyager plus rapidement. Les experts sont relativement d'accord pour dire que l'avenir de l'informatique passe par des processeurs massivement multicores et par voix de conséquence sur l'importance des circuits photoniques pour faire communiquer les cores.
C'est dans cette perspective que des géants comme Intel et IBM se livrent une guerre de communiqués de leurs équipes de recherches respectives. Le dernier communiqué en date est d'IBM. Une de leur équipe aurait produit le plus petit switch photonique au monde d'une surface de 500 µm² (µm = micromètre = 10-6mètre).
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Par JF Maquiné le 17 Mars 2008 |    | |
Dire que l'architecture Core d'Intel qui anime les Core 2 duo et Penryn est un succès est un euphémisme. Toutefois il y a encore des marchés qui résistent aux nouvelles vertus de performances et de consommation dont se pare Intel. Mais voyons cela plus en détail :
Les marchés qui ont cédé à Intel Le premier à avoir cédé aux sirènes des nouvelles architectures Intel est Apple. Steve Jobs a bien négocié car Apple bénéficie d'une relation privilégiée avec Intel qui lui permet d'obtenir des microprocesseurs en avant première. Tel a été le cas récemment avec le portable ultra plat Mac Book Air.
Vient ensuite le marché des PC. Les très bonnes performances dans le domaine des jeux ont vite fait de mettre en avant l'architecture Core et les Core 2 duo se sont vendus et se vendent encore très bien. Cette avancée sur le marché des PC est d'autant plus importante que son concurrent direct AMD est englué dans des problèmes de performances et de bogues de sa nouvelle architecture K10, sans compter les problèmes de montée en fréquence. Alors qu'Intel propose depuis plusieurs mois déjà du 3 GHz, AMD a du mal à dépasser les 2,4 GHz. C'est inquiétant. On peut espérer un retour d'AMD mais peut-être aussi faut-il envisager que les ingénieurs d'Intel ont été particulièrement brillants et qu'ils vont continuer à dominer tant en termes d'architecture et de process de fabrication durant quelques années au moins.
Les nouveaux atouts du Nehalem Le rendement de l'architecture est revu significativement à la hausse (ça c'est une certitude) avec des performances de 10% supérieures en ALU et plus de 30% en FPU (estimation sur la base des bruits de couloir). La consommation moyenne sera revue à la baisse grâce à de nouveaux mécanismes de mise en veille. Intégration du contrôleur mémoire, mais il devrait être « On-die » (sur le die ou sur le chip). Gestion d'un grand cache L3 commun. Gestion de 3 bank de mémoires simultanées pour augmenter la bande passante. Utilisation de la technologie SMT pour permettre l'exécution de plusieurs threads simultanés avec un même core.
Les marchés qui pourraient céder Le premier marché pourrait être celui des serveurs où AMD a toujours excellé ces dernières années. Un contrôleur mémoire intégré même « On-die » est un avantage et Intel se rattrape là. L'utilisation d'un grand cache L3 commun semble aussi faire l'unanimité (IBM POWER6, AMD K10) pour une architecture multicore très importante pour les serveurs. Intel ajoute à cela la technologie SMT et une bande passante accrue. Le Nehalem risque bien d'évincer AMD du marché des serveurs et venir gêner IBM et SUN.
Un second marché est celui des supercalculateurs. Le principe général étant d'associer des milliers si ce n'est des dizaines de milliers de microprocesseurs pour fournir une énorme puissance de calcul. Toutefois cette puissance dépend aussi de la puissance de calcul de chaque core et du nombre de tâches de calcul simultanées que peut exécuter chaque microprocesseur. Avec la puissance de sa FPU significativement revue à la hausse et sa technologie SMT, le Nehalem pourrait s'imposer comme une pièce de choix pour de futurs supercalculateurs. D'autant que sa consommation est limitée ce qui est de plus en plus regardé par les chefs de projet de supercalculateurs.
Le troisième est celui des consoles de jeux. Intel a été totalement évincé des consoles 'Next gen' (PS3, XBOX360, Wii). C'est IBM qui a raflé la mise et donc la vente assurée de plusieurs dizaines de millions de microprocesseurs. Difficile d'imaginer qu'Intel n'ait aucune vue sur ce marché. Le Nehalem, et en particulier son évolution en 32 nm, pourrait offrir des opportunités sérieuses à Intel pour les consoles de jeux qui pourraient voir le jour en 2010.
Le Nehalem ne fait quand même pas tout Les appareils ultra-portables à très basse consommation commencent à percer sans compter les appareils mobiles qui réclament toujours plus de puissance. Ces appareils réclament des microprocesseurs ayant une consommation plus proche du watt que de la dizaine de watt. Domaine où le Nehalem est inadapté. Intel a donc lancé l'Atom, un microprocesseur basé sur une architecture spécifique à la très basse consommation. Sa puissance en FPU est faible mais dispose de la technologie SMT.
Intel s'est même lancé à la poursuite de concurrents qui avaient lancé des projets potentiellement intéressants pour l'avenir. Il y a d'une part le projet CELL d'IBM qui consiste à associer de petits cores spécialisés dans le calcul pour produire un processeur pour les calculs massivement parallèles. De tels cores trouvent leurs applications dans les calculateurs et les consoles de jeux. L'équivalent chez Intel se nomme Larrabee, mais aucune sortie officielle n'a été prévue et l'on ne sait pas encore si le projet produira commercialement un processeur.
Un autre projet est Fusion chez AMD qui consiste à intégrer dans un même die CPU et GPU, c'est-à-dire processeur généraliste et processeur graphique. Intel a emboîté le pas à AMD et pourrait même sortir une première version commercialisable avant AMD. Un comble !
Conclusion Les microprocesseurs de la famille Nehalem seront des pièces de choix avec un très large spectre d'applications. Produits dans un premier temps en version 45nm, ils disposeront d'une évolution en 32 nm, comme le Penryn l'est en 45 nm pour les Core 2 duo en 65 nm. Il semble qu'Intel ait décidé d'accélérer la sortie des Nehalem pour le troisième trimestre 2008. Il s'agira certainement des versions serveurs et il faudra attendre 2009 pour une mise à disposition en masse des versions grand public.
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Par JF Maquiné le 10 Mars 2008 |    | |
Dans la nuit de samedi à dimanche 9 mars 2008, le ravitailleur automatique Jules Verne a été lancé avec succès par une fusée Ariane 5 ATV. Après l'arrimage de la station scientifique européenne Colombus à la Station Spatiale Internationale (ISS en anglais), l'Europe prend enfin une position importante dans ce programme.
Les chiffres
Jules Verne pèse 19,4 tonnes dont 9,5 tonnes de fret (dont 7,5 tonnes utiles). Soit une charge utile 3 fois supérieure au cargo russe Progress (2,5 tonnes de charge utile pour une masse totale de 7,2 tonnes). Ariane 5 a subi certaines modifications structurelles et au niveau des boosters pour emporter une telle charge.
Jules Verne atteindra l'ISS le 3 avril. Cette longue période est due d'une part à l'arrivée de la navette spatiale qui vient livrer le laboratoire japonais et au fait que, comme c'est une première, deux exercices d'approche en condition réelle seront faits avant de faire d'arrimer Jules Verne pour de bon.
Cinq autres ATV sont prévus avec une fréquence d'environ un par an jusqu'en 2013.
Progress a permis d'alimenter en eau, oxygène et matériel la station spatiale surtout avec les problèmes de la navette spatiale américaine qui l'ont clouée au sol presque deux ans.
Fonctions et cycle de vie de Jules Verne La première fonction de Jules Verne sera d'apporter eau, nourriture et matériel à l'ISS. De par ses propulseurs puissants, sa deuxième fonction sera de rehausser l'altitude de l'ISS. Enfin il servira de conteneur de déchets et sera détruit lors de son entrée dans l'atmosphère.
Il existe un projet de ravitailleur japonais pour l'ISS, mais il emporte une charge utile légèrement inférieure de 6 tonnes contre 7,5 pour l'ATV. Il ne permet pas de rehausser la station spatiale. Il n'est pas non plus entièrement automatisé. H-II Transfer Vehicle devrait être lancé en 2009.
ATV est important pour l'ISS de par ses capacités importantes et en tant que rehausseur d'orbite. Il est aussi important pour l'Europe qui, avec le module Colombus, prend pleinement sa place dans les vols et projets spatiaux. C'est aussi un nouveau succès pour Ariane V. L'Europe dispose là d'un lanceur d'exception. C'est aussi un succès pour les systèmes de guidage haute précision de l'ordre du centimètre dans le cas de l'ATV.
Toutefois une navette spatiale reste important pour les habitants de l'ISS, même si on peut compter sur Soyouz. Or leur vol doit s'arrêter en 2010. L'avenir de l'ISS reste donc incertain malgré l'avancée significative que permet l'ATV en termes d'autonomie.
Sources et liens utiles :
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Par JF Maquiné le 10 Février 2008 |    | |
C'est à la fin janvier qu'IBM a annoncé officiellement l'arrivée en 2008 de la gravure en 45nm. Quelques jours plus tard à l'ISSCC (International Solid State Circuits Conference) qui s'est tenue du 3 au 8 février de cette année, IBM a annoncé que la console de jeu PS3 de Sony profitera du process de 45nm pour réduire de 34% la surface du CELL-BE et de 40% sa consommation.
Ces annonces soulèvent diverses questions très intéressantes. Quand le process en 45 nm sera-t-il réellement disponible ? Quand AMD en bénéficiera-t-elle ? Quand verra-t-on le CELL en 45 nm dans la PS3 ? Sony en profitera avant tout pour en réduire le prix ou diminuer les pertes financières que génèrent sa console ? Le process de fabrication en 45 nm sera-t-il aussi plus performant que celui d'Intel ? Un CEll en 45 nm c'est petit, y aura-t-il encore une réduction de taille en 32 nm ?Toutes ces questions trouveront leurs réponses dans les 9 mois qui viennent et l'on a hâte d'y être.
Pour finir, Microsoft aurait aussi des plans en 45 nm pour sa X-Box 360 car rappelons qu'il s'agit aussi d'un microprocesseur IBM.
Sources et liens utiles :
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YOUM (analyseur syntaxique temps réel) | Nombre de définitions trouvées 63 Multi-dico par texte : actif - Multi-mots par définition : 4
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